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Au moins neuf saharaouis arrêtées à El Aaiun occupée

23022007

Au moins neuf saharaouis arrêtées à El Aaiun occupée dans Sàhara HPIM0194

El Aaiun (territoires occupés), 21/02/2007 (SPS) Au moins huit citoyens sahraouis ont été arrêtés lundi à la ville d’El Aaiun occupée, par les force de répression marocaine, leur « reprochant d’avoir participé aux manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance », a rapporté une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Les forces de répression marocaines ont arrêté et torturé sauvagement les citoyens sahraouis, Soueyih Abdallah, Alouan Dahi, Chtouki Amara, Hami Derwich et quatre étudiants au collège ‘Ali Ben Abdallah’ d’El Aaiun, il s’agit de : Saidi Salek, Sbai Rafia, Yara Moueimina et Nguiya Taquiya, a précisé la même source.

Face à ces actes « illégaux », les familles des arrêtés se sont rassemblées devant le commissariat d’El Aaiun, situé au boulevard 24 où ont été conduite les victimes, réclamant la libération de leurs fils, avant d’être réprimées par ces mêmes forces sous le commandement des tortionnaires, Moustapha Kemour, Ichi Aboulhassan et Aziz Touhima. 

Les forces de répression ont également blessé deux citoyens sahraouis, Knan Al Moussaoui et Aicha Al Bellaoui, a-t-on ajouté.

Par ailleurs, le et défenseur sahraoui des droits humains, Sid Ahmed Lemjeyid, président du Comité de Soutien au Plan de résolution Onusien et pour la Protection des Ressources Naturelles au Sahara Occidental (CSPRON) a été arrêté mardi après midi alors qu’il visitait Sidi Mohamed Deddech après son retour de sa visite au Norvège à l’invitation de la Fondation Rafto.

M. Sid Ahmed Lemjeyid a été relâché par les autorités coloniales marocaines après avoir été soumis à un interrogatoire pour presque une heure de temps, a indiqué la même source.

Parallèlement à la ville de Smara occupée seize personnes ont été blessées au cours des manifestations qui se sont déclenchées lundi soir à l’occasion de la célébration du peuple sahraoui du 31ème anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), alors que quatorze autres « ont été arrêtées sans pouvoir être identifié en raison du quadrillage des rues, afin d’empêcher d’éventuelles manifestations », selon la même source. (SPS) 

020/090/110 211240 FEV 07 SPS




Arrestation d’un journaliste suédois à El-Ayoune

22022007

De SAHARA LIBRE http://www.sahara-libre.blogspot.com/

Arrestation d’un journaliste suédois à El-Ayoune
Les autorités marocaines, à El-Ayoune, ont procédé, le lundi 19 février 2007, à l’interpellation du journaliste/photographe suédois Mr. Lars Björk, qui réalisait un reportage sur les réseaux de l’immigration illégale au Sahara Occidental. Il aurait été appréhendé après avoir pris des photos d’une manifestation de jeunes Sahraouis brandissant le drapeau de la RASD. Interrogé durant 4 heures au commissariat central il a été relâché dans la nuit. Son passeport, carte de presse et appareil de photo ont été confisqués. Convoqué pour un nouvel interrogatoire le lendemain matin, il a finalement été expulsé vers Agadir. Selon Reporters sans Frontières, il aurait été menacé par les agents de police: “Si tu es chanceux, tu seras expulsé, sinon tu seras poursuivi pour tes liens avec une organisation terroriste”.
Plusieurs jours avant le journaliste avait reçu la visite d’un délégué du ministère de la Communication en pleine nuit à son hôtel lui annonçant qu’il n’avait pas le droit de travailler, ne possédant pas d’accréditation. Celle-ci avait pourtant été demandée en décembre en Suède avant son départ.
Reporters sans Frontières voit dans cette intervention policière contre un journaliste qui s’est rendu à plusieurs reprises dans la région, une volonté des autorités marocaines d’empêcher toute couverture indépendante de la situation au Sahara occidental. L’ONG relève aussi le flou entretenu par le ministère de la Communication autour des critères d’attribution des accréditations aux journalistes étrangers et regrette que les journalistes étranger ne puissent pas travailler dans de bonnes conditions.
A rappeler que les journalistes norvégiens Anne Torhild et Radmund Steinsvag avaient été déclarés indésirables et refoulés à l’aéroport d’El Ayoun en octobre 2006 [RSF] et une année après le dépôt d’une demande ils n’ont toujours pas d’aurorisation à se rendre dans le territoire.
--> Reporters sans frontières dénonce l’interpellation d’un journaliste suédois à Laâyoune
--> AFASPA
--> Un journaliste suédois affirme avoir été expulsé du Sahara occidental, AFP, 21.02.07

Question parlementaire:
Le parlementaire européen suédois Jens Holm a déposé une question écrite au Conseil à propos de l’arrestation du journaliste Lars Björk et les menaces d’expulsion du Maroc ou de poursuites judiciaires à son encontre. Il demande quelles sont les mesures envisagées afin de garantir un traitement équitable par les autorités marocaines. [Svensk journalist tagen i Marocko, fråga till rådet]
NOUVEAU
21.02.07, Inculpation
Le tribunal de première instance d’El Ayoun a ordonné une procédure judiciaire à l’encontre du journaliste suédois pour « instigation d’un attroupement illégal sur la voie publique en connivence avec certains individus ». [MAP, 21.02.07]




21022007

 dans Sàhara HPIM0181

Avui he estat amb joves de la Universitat Autònoma de Barcelona, d’aquells joves quen diuen que no existeixen o que algú pensa que corresponen a una altra època.

Avui em feia por obrir el debat. Si heu assistit a les meves últimes xerrades, notareu que m’encanta dialogar, obrir el debat i la veritat funciona més del que pugui semblar a priori. Potser, avui anava amb certs prejudicis i he de reconeixer que m’he equivocat molt. M’ha agradat equivocar-me.

M’he trobat amb una colla de joves (la gran majoria noies) solidàries, interessades en el mon que ens envolta, que son capaços de tenir iniciatives solidàries, que son capaces de pensar que hi ha altres joves que no viuen en la nostra societat consumista i als quals volen conèixer i si es posible, ajudar-los i si no ho he entès malament, a ajudar-se a si mateixes.

M’han fet arribar les seves inquietuds sobre la situació injusta en que viu el poble sahrauí i s’han preocupat molt de saber que hi ha joves, com ells/es, que pateixen i son víctimes d’una situació que difícilment aguantariem cap de nosaltres. Son joves que tard o d’hora descobriran (si no ho han fet ja) que hi ha una esquerra alternativa, disposada a lluitar per un mon millor, per un mon dels homes lliures.

Però el que més m’ha xocat, a la fi, és que eren joves informats, que sabien del que parlaven i de que alguna jove universitària em preguntés si era veritat que jo era representant de l’ACAPS ALTERNATIVA, amb tot el significat que pot tenir per aquests joves de la UAB: una ACAPS solidària i transformadora




Cal recapitular, per tornar a actuar

20022007

Cal recapitular, per tornar a actuar dans Sàhara sahara1viaje111

A vegades cal aturar-se i recapitular, això és el que sembla voler fer Ali Salem Iselmu, amb aquest escrit, que us reprodueixo aquí sota, i que he rebut com potser molts de vosaltres, a través de POEMARIO POR UN SAHARA LIBRE.

Ali Salem, ens parla d’una trajectòria històrica que dona la raó als sahrauís en les seves reivindicacions polítiques, que descriu amb paraules molt encertades la situació en la que viuen actualment i del perill que la delicadesa de la situació els pugui portar a un veritable atzucac.

Potser, aquest no sigui el perill real, crec que el perill està entre aquells/aquelles, que volen suplir el recolzament polític amb ajut humanitari. No veuen que aquest canvi en el concepte, porta a l’atzucac, que porta a envalentonar a aquells que enviant aliments, al temps, donen la raó a qui no la tenen.

No podem vendre armes a uns i fer callar els altres amb aliments. Espanya, ha d’assumir el seu paper històric, ha d’actuar, d’una vegada, com a potència descolonitzadora al Sàhara Occidental i ha de garantir que es compleixen les més de 50 ressolucions aprovades a la ONU, en les que es demana respecte per les reivindicacions del poble sahrauí.

Però sobretot, no es poden quedar sols

Us deixo amb Ali Salem:

En 1966 España es invitada por Naciones Unidas a iniciar el proceso de descolonización en el Sahara Occidental, el gobierno de Franco envía una delegación de notables saharauis con el objetivo de reafirmar su lealtad a la continuidad de la potencia ocupante en el territorio; mientras Marruecos seguía enfrascado en una gran campaña internacional en la que insistía ante sus aliados la pertenencia del territorio y sus pobladores a su reino.Naciones Unidas recordaba una vez más a través de su resolución 1514 de 1960 el derecho de cualquier pueblo a la libre descolonización y una delegación de dicha institución visita el territorio en 1975 y constata que la única fuerza política sobre el terreno y que cuenta con el apoyo de la población es el Frente Polisario y pide a España y al Consejo de Seguridad el respeto al deseo del pueblo saharaui de ejercer el derecho a la autodeterminación.

Ante estos hechos históricos innegables para entender la situación actual nadie puede desde su ambigua realidad y desconociendo la verdad que sufren las ciudades de El Aaiun, Dajla y Smara pedirle a sus pobladores que renuncien a sus derechos frente a la barbarie colonial marroquí. Qué impide a los saharauis autodeterminarse, mientras que Timor del Este sí lo ha conseguido y Kósovo esta a punto de independizarse de Serbia. ¿O acaso la cuestión saharaui es incompatible con la aplicación de la resoluciones del Consejo de Seguridad? Quien quiera contribuir a la solución de este conflicto debe pedirle a Marruecos ser un país democrático con un verdadero poder legislativo, judicial y una sociedad civil capaz de entender la realidad de su país y cambiarlo; mientras en este país se reprime, se cierran los periódicos y la palabra del rey es ley poco se le puede ofrecer a los saharauis y a los propios marroquíes en aras a una solución justa y pacífica.

El Sahara Occidental después de treinta años de exilio, de persecución y guerra no puede aceptar una solución que no emane de la voluntad de su pueblo, no puede aceptar su desaparición con la solución trampa llamada autonomía, los saharauis jamás olvidarán el enorme agravio al que se les ha sometido y se les sigue sometiendo, no se les puede obligar a formar parte de Marruecos cuando no existe ninguna relación histórica, ni jurídica que lo avale, intentemos ser justos y demócratas y admitamos de una vez y por todas que no se puede dar una solución injusta a una causa justa en su contenido y forma. Desde Europa se ha avanzado mucho en la libertad de expresión, pensamiento y diálogo; algunos desde su propia realidad social piensan que en otros países existen estos logros y desgraciadamente en las calles de El Aaiun se sigue masacrando al pueblo saharaui sencillamente por defender sus ideas y el Sahara es hoy un territorio cerrado a cal y canto a la comunidad internacional donde la potencia ocupante intenta a través de la represión imponer su autoridad a la población.

Los acuerdos de Houston del año 97 fueron un enorme avance en el cual los saharauis aceptaron negociar el cuerpo electoral del referéndum y valoraron con la Minurso todos los recursos presentados por Marruecos bajo los auspicios del enviado personal del Secretario General de las Naciones Unidas señor James Baker. Más tarde, en el año 2003 bajo presidencia española en la ONU, se aceptó el plan para la libre determinación del pueblo saharaui presentado también por el propio Baker y Marruecos se negó a su cumplimiento, haciendo énfasis en que cualquier solución que no contemple el respeto de su soberanía sobre el territorio es inaceptable y hoy se presenta de nuevo ante la comunidad internacional con el proyecto de autonomía como única salida aceptable, cuando ningún país del mundo reconoce la soberanía de Marruecos sobre esta tierra. Realmente estamos ante un hecho grave que intenta desvirtuar la esencia de este problema convirtiéndolo en una cuestión interna, a la que el monarca marroquí pretende dar una solución basada en un diagnóstico falso que se contradice con el Plan de Arreglo del año 1991 firmado en aquel entonces por su padre.

La voluntad de los saharauis es inquebrantable porque si las viejas generaciones no aceptaron nunca la ocupación, las nuevas están más convencidas de ello y el rechazo de los refugiados, exiliados y los presos políticos que están en la Cárcel Negra es total; por lo tanto cualquier solución que no respete el sentimiento de identidad saharaui expresado en un referéndum de autodeterminación nacerá muerta porque no responde a las demandas genuinas de la libertad en el Sahara Occidental.

Ali Salem Iselmu, Generación de la Amistad




AMNESTY INTERNATIONAL: Maroc et Sahara occidental. Il faut que cesse le harcèlement judiciaire des défenseurs sahraouis des droits humains

18022007

Déclaration publique

MDE 29/003/2007

A la veille du procès à Laayoune des défenseurs sahraouis des droits humains Brahim Sabbar et Ahmed Sbai, Amnesty International craint que ces deux personnes ne soient soumises à un harcèlement judiciaire pour leur travail de défenseurs des droits humains et leur défense du droit à l’autodétermination pour les peuples du Sahara occidental.

Amnesty International demande aux autorités marocaines que la procédure de ce 6 février respecte les normes internationales pour un procès équitable. Cependant, notre organisation estime que ces deux personnes, qui se trouvent en détention depuis plus de six mois, peuvent être des prisonniers d’opinion, auquel cas elles devraient être libérées immédiatement et sans conditions. Amnesty International est d’autant plus préoccupée que Brahim Sabbar a déjà été condamné lors d’un procès précédent à deux ans d’emprisonnement, avec des accusations forgées de toutes pièces, selon Amnesty International.

Brahim Sabbar, secrétaire général de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc, et bien connu d’Amnesty International pour son activité de militant de longue date des droits humains, est inculpé avec son collègue Ahmed Sbai d’appartenance à une association non autorisée et d’incitation à des activités contestataires violentes à l’encontre de l’administration marocaine du Sahara occidental.

Brahim Sabbar et Ahmed Sbai semblent être visés pour leur rôle dans la collecte et la diffusion d’informations sur les violations des droits humains au Sahara occidental, ainsi que pour leur défense publique du droit du peuple de ce territoire à l’autodétermination. Brahim Sabbar et Ahmed Sbai ont été arrêtés le 17 juin 2006 à un poste de contrôle de police, à l’entrée de Laayoune au Sahara occidental, alors qu’ils revenaient en voiture de la ville voisine de Boujdour, où ils déclarent avoir supervisé la création d’une branche de leur association. Peu avant, en mai 2006, leur association avait publié un rapport de 121 pages détaillant des dizaines d’allégations d’arrestations arbitraires, de torture et de mauvais traitements commis par les forces de sécurité marocaines lors des mois précédents.

Le procès précédent de Brahim Sabbar a eu lieu peu de temps après son arrestation. Il a été inculpé d’agression et de rébellion à un policier lors de son arrestation, mais a nié ces charges, soutenant que les policiers l’avaient en fait giflé, frappé à coups de pied et insulté. D’autres défenseurs sahraouis des droits humains ont signalé des mauvais traitements similaires, voire pires, lors d’arrestations ou d’interrogatoires. Brahim Sabbar a été condamné à deux ans de prison le 27 juin 2006. Lors de ce même procès, deux frères, Ahmed et Saleh Haddi, qui voyageaient avec Brahim Sabbar et Ahmed Sbai au moment de leur arrestation, ont été condamnés pour des chefs d’inculpation similaires, et se sont vu infliger une peine de trois ans de prison et d’un an de prison avec sursis, respectivement. Ces décisions ont été confirmées en appel, le 20 juillet 2006.

Amnesty International est préoccupée par un certain nombre d’éléments liés à l’équité de ce procès. En particulier, le tribunal a rejeté les requêtes des avocats de la défense qui souhaitaient convoquer et interroger des témoins, alors qu’il s’agit d’un élément crucial du droit de la défense. En outre, Brahim Sabbar a déclaré qu’il n’a jamais pu lire et vérifier l’exactitude du procès verbal de son interrogatoire par les policiers, en violation du droit marocain.

Enfin, Amnesty International demande aux autorités marocaines de cesser de pénaliser le travail pacifique des défenseurs sahraouis des droits humains et de protéger le droit de tous les Sahraouis d’exprimer pacifiquement leur opinion, y compris sur la question du Sahara occidental, sans crainte de représailles.

Contexte

*Brahim Sabbar et Ahmed Sbai

En un quart de siècle, Brahim Sabbar a subi des persécutions des autorités marocaines à plusieurs reprises. Il a été arrêté en 1981 à l’âge de vingt-deux ans et détenu sans inculpation ni procès dans des centres de détention secrets jusqu’à sa libération, en 1991. Les autorités marocaines n’ont jamais donné de justification officielle pour son arrestation et sa disparition forcée, mais Brahim Sabbar aurait été visé pour avoir pacifiquement demandé le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination.

En 2001, Brahim Sabbar figurait parmi les 36 défenseurs des droits humains marocains et sahraouis condamnés à trois mois de prison pour « participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée » à Rabat, la capitale marocaine, le 9 décembre 2000. Ce rassemblement avait été organisé pour exiger la fin de l’impunité pour les responsables d’atteintes aux droits humains dans le pays. Brahim Sabbar a été relaxé avec d’autres en appel. Pour de plus amples informations, voir le rapport Morocco / Western Sahara : Freedom of assembly on trial (index AI : MDE 29/011/2001) : http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE290112001 ?open&of=ENG-MAR

Dans l’année précédant son arrestation en juin 2006, Brahim Sabbar a été arrêté, placé en détention pour interrogatoire et libéré peu de temps après, à trois reprises, en lien avec son travail en faveur des droits humains ou son implication dans des manifestations contre l’administration marocaine au Sahara occidental. Depuis 2000, son passeport lui est refusé.

Ahmed Sbai a été condamné à dix années de prison en 2003 pour diverses infractions, y compris la destruction de biens publics. Sa condamnation se fondait en grande partie sur des « aveux » qu’il affirme avoir été forcé de signer lors d’un interrogatoire au cours duquel il a été torturé en étant fouetté avec une lanière de cuir. Ahmed Sbai a été libéré par grâce royale en 2004.

Brahim Sabbar et Ahmed Sbai, avec d’autres détenus sahraouis de la Prison civile de Laayoune, observeraient une grève de la faim depuis le 30 janvier 2007, pour protester contre des violences qu’ils affirment avoir subies le 19 janvier 2007. Selon des proches et des amis, des dizaines de policiers antiémeute ont été appelés par l’administration de la prison en guise de mesure punitive et ont commencé à les agresser à coups de matraque, et à confisquer certains de leurs objets personnels, comme des livres et des couvertures. En outre, selon la famille de Brahim Sabbar, l’administration de la prison a ordonné que lui soient refusées les visites de sa famille pendant un mois.

*L’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc

L’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc recueille et étudie les allégations actuelles de violations des droits humains par les autorités marocaines, tout en demandant justice pour les Sahraouis soumis à des disparitions forcées lors des décennies précédentes, comme Brahim Sabbar, et pour les familles des personnes qui restent portées disparues. Cependant, Brahim Sabbar, Ahmed Sbai et leurs collègues n’ont jamais pu enregistrer leur association, en raison d’obstacles à caractère politique.

Cette inquiétude a récemment été soulignée par une mission du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, qui s’est rendue au Sahara occidental en mai 2006. Selon une fuite des conclusions de son rapport confidentiel, l’Association sahraouie en question avait été « effectivement empêchée de s’enregistrer auprès des autorités », et « selon des membres de cette association, les autorités compétentes ont refusé à plusieurs reprises d’accepter leur dossier et de leur remettre un reçu, paralysant ainsi le processus administratif. »

L’Association sahraouie conteste ce refus depuis environ deux ans. Lors des derniers développements de cette affaire, le 21 septembre 2006, un tribunal administratif a rejeté la décision des autorités locales de Laayoune de refuser un reçu à l’Association. Cependant, des responsables du ministère marocain de l’Intérieur ont déclaré à la mission des Nations unies qu’ils refuseraient d’autoriser toute association qui « remettrait en cause l’intégralité territoriale du Maroc », faisant manifestement allusion aux opinions des membres d’associations sahraouies similaires, en faveur de l’indépendance du Sahara occidental.

*Autres défenseurs sahraouis des droits humains

Depuis un an et demi, les défenseurs sahraouis des droits humains sont soumis à une campagne concertée de répression par les autorités marocaines.

Au moins huit défenseurs sahraouis des droits humains, notamment Brahim Dahane, collègue de Brahim Sabbar, président de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc, ont été emprisonnés en 2005 pour leur implication dans des manifestations contre l’administration marocaine du Sahara occidental, même s’ils ont été libérés après les grâces royales de mars et avril 2006.

À l’instar de Brahim Sabbar et d’Ahmed Sbai, ces personnes semblent avoir été visées pour leur travail de défenseurs des droits humains et du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Les autorités marocaines le nient, et affirment les avoir emprisonnés pour leur implication dans des actes délictueux, non pour leurs opinions. Amnesty International s’est montrée profondément préoccupée par l’équité de leurs procès : par exemple, certains éléments étaient entachés d’allégations non étudiées de torture ou autres mauvais traitements, et les prévenus n’ont pas pu faire appel à des témoins de la défense. Pour de plus amples informations, merci de consulter : Maroc et Sahara occidental. Procès d’un défenseur sahraoui des droits humains, index AI : MDE 29/007/2006

Tout récemment, Ennaâma Asfari, co-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental, basé en France, a été condamné à deux mois de prison avec sursis le 15 janvier 2007 pour « outrage à fonctionnaire public » et « destruction de biens publics ». Il a interjeté appel et est actuellement en liberté en attendant l’examen de son appel par le tribunal. Amnesty International craint que les accusations le visant ne soient forgées de toutes pièces.

Ennaâma Asfari a été arrêté le 5 janvier 2007 et détenu jusqu’au 12 janvier, après avoir été arrêté par des forces de sécurité à un poste de contrôle à la sortie de Smara, au Sahara occidental, alors qu’il circulait en voiture avec sa famille ; l’entrée de la ville lui a été interdite. Ennaâma Asfari affirme avoir accompagné les forces de sécurité à leur poste de contrôle routier et avoir demandé les raisons de ce refus, mais sans recevoir aucune justification ; comme il insistait, il a été accusé d’avoir endommagé une table et une chaise au poste de contrôle. Lors de visites récentes au Sahara occidental, il a été soumis à du harcèlement.

La situation des droits humains au Sahara occidental demeure généralement préoccupante. La délégation des Nations unies qui s’y est rendue en mai 2006 a particulièrement souligné que les Sahraouis subissaient de sévères restrictions de leur droit d’exprimer leur opinion, de créer des associations et tenir des assemblées, et que leur droit à l’autodétermination leur était refusé.




Les saharouis en conflit avec le Maroc

17022007

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Aminetou Haidar

15022007

http://video.google.com/videoplay?docid=3397933506111740680




15022007

 dans Sàhara boicotCATAL




La lutte des saharaouis (III)

14022007

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La lutte des saharaouis (II)

14022007

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