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Visite de Sidi Mohamed Daddach en Suisse

30092008

Bureau International pour le Respect
Des Droits de l’Homme au Sahara Occidental
Oficina Internacional para el Respeto de
Los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of
Human Rights in Western Sahara
BIRDHSO

Visite de Sidi Mohamed Daddach en Suisse

Résumé des activités

Jeudi 25 septembre :

Mohamed Daddach a été reçu ce jour au siège du Grand Conseil Genevois (Parlement cantonal), par la Commission des Droits humains de ce Conseil. Il a été présenté par Mme Fabienne Bugnon, Directrice générale de l’Office des droits humains du Département des institutions de la République et Canton de Genève, qui a rappelé qu’en 2001, lors de la campagne internationale lancée par le BIRDHSO pour la libération de Mohamed Daddach et tous les prisonniers politiques sahraouis, plus d’une cinquantaine de députés de ce parlement avaient apporté leur soutien et que l’annonce de leur libération avait fait l’objet d’une information à la plénière du Parlement. Christian Viret, Président du BIRDHSO a ensuite présenté M. Daddach, rappelant son parcours, et en particulier son travail remarquable pour la défense des droits humains au Sahara Occidental aujourd’hui. Mme Loli Bolay, Présidente du Grand Conseil a , à son tour déclaré que c’était un grand honneur de recevoir un homme qui représente la dignité de tout un peuple, et qui a tant souffert au cours de sa vie de la prison et de l’injustice. M. Jean Rossiaud, Président de la Commission des droits de l’homme a remercié M. Daddach de sa visite au nom de la commission (composée de représentants de tous les partis politiques) et lui a souhaité plein succès dans le travail de défense des droits humains au Sahara Occidental. Quant à M. Mohamed Daddach, il a tenu à remercier les élus genevois, la Suisse et tous ceux qui se battent en Europe pour défendre les droits humains, remarquant l’importance de ces actions, dont sa libération aux côtés des autres prisonniers politiques sahraouis est un exemple concret.
La cérémonie, qui s’est tenue dans la salle adjacente à celle où ont été signés les Conventions de Genève s’est terminée par une réception en l’honneur de l’invité.
Mercredi 24 septembre.

Journée à Berne (Capitale fédérale) pour Mohamed Daddach.
Rencontre à la Section Suisse d’Amnesty International avec M. Bruno Riesen, Directeur de Programme de campagne qui s’est déclaré très impressionné par le témoignage de M. Daddach et a incité à poursuivre le travail d’information sur les violations des droits humains au Sahara Occidental
A 11h, entretien au Département Fédéral des Affaires Etrangères avec M. Simon Ammann, responsable des droits humains à la section politique. Mohamed Daddach a fait part de la nécessité d’une protection de la population civile sahraouie par la communauté internationale, et M. Ammann a réafirmé que la Suisse était toujours disponible pour intervenir en cas de violations flagrantes des droits humains.
13h. Rencontre avec des membres du groupe parlementaire « Suisse-Sahara Occidental », composé d’une quinzaine d’élus du Conseil National (parlement fédéral). La réunion, présidée par la Présidente du groupe, Mme Francine John Calame, a fait le tour de la situation au Sahara Occidental. M. Daddach a fait état de la poursuite de la répression marocaine, évoquant la situation dans la ville de Smara, qui a été le théâtre d’une violente répression contre la population civile sahraouis dans la nuit du 21 au 22 septembre, suite à des manifestations anticoloniales. Les parlementaires présents se sont engagés à intervenir au parlement pour que l’ONU prenne ses responsabilités dans la défense des droits de l’homme dans le territoire.
Samedi 20 septembre.
Accueil de Mohamed Daddach au Jardin des Disparus de Meyrin (Genève), lieu dédié à la mémoire de toutes les victimes de la disparition forcée dans le monde. Mme Marta Suarez, co-présidente de l’association a souhaité la bienvenue à Sidi Mohamed Daddach, entourée de membres du comité représentants de familles de disparus (en Bosnie, au Kosovo, au Chili, en Argentine…). Elle a rappelé qu’en mars 2003, ce jardin avait accueilli une cérémonie pour les disparus sahraouis (dans le cadre de la Rencontre organisée par le BIRDHSO), et qu’à cette occasion, Mohamed Daddach et 12 autres sahraouis n’avaient pas pu être présents suite à l’interdiction des autorités marocaines de les laisser voyager et la confiscation de leurs passeports. Mohamed Daddach, très ému, a évoqué le sort des centaines de disparus sahraouis, qui comme dans le reste du monde ont droit à la vérité et la justice.
Soirée de soutien au quotidien le COURRIER.
Dans le cadre d’une soirée organisée par le Centre Culturel Latino-américain « Tierra Icognita » pour soutenir ce quotidien indépendant genevois qui se bat pour survivre face aux grands médias, et qui a toujours été la voix des sans voix, la conférence de Mohamed Daddach prévue le 4 octobre prochain a été annoncée. La parole lui a été donnée, et il a insisté sur le fait que lorsqu’on est prisonnier politique, comme il l’a été pendant 24 ans, savoir que des journaux parlent de votre cas est un soutien énorme, et qu’il est nécessaire que des médias indépendants continuent d’exister.
Mercredi 17 septembre.
Mohamed Daddach, aux côtés de Abdeslam Omar Lahcen (président de l’AFAPREDESA) et de Christiane Perregaux (du BIRDHSO), a été reçu au Haut Commissariat des Droits de l’Homme de l’ONU, par Mme Joséphine Moss, chargée du Sahara Occidental. M. Daddach a faire part de l’incompréhension des sahraouis pour la non publication du rapport de la mission de mai 2006 et soulevé une fois de plus les nombreuses violations des droits humains commises par l’Etat marocain au Sahara Occidental. Mme Moss a apporté des conseils sur l’utilisation des mécanismes onusiens en matière de droits humains et incité à mieux les utiliser.
L’après midi, la même délégation a été reçue par M. Eric Sottas, directeur de l’OMCT (Organisation Mondiale contre la Torture) qui a également apporté de précieux conseils sur les nouveaux mécanismes de l’ONU
Mercredi 10 septembre :
Le Groupe de Travail sur la détention arbitraire des Nations Unies a reçu Mohamed Daddach et Abdeslam Omar Lahcen de l’AFAPREDESA) au Haut Commissariat aux droits de l’homme (Palais Wilson). La Présidente du Groupe de travail, Mme Manuela Carmena, était présente et a suivi avec beaucoup d’attention le témoignage de Mohamed Daddach.
La discussion du groupe de travail a porté sur le travail effectué sur la détention arbitraire par le Haut Commissariat aux droits de l’homme. Il a été suggéré aux représentants sahraouis de se référer à la documentation disponible sur cette question, puis que le Groupe de travail a déclaré qu’il était à la disposition de toutes les requêtes concernant la situation au Sahara Occidental,
Au terme de cette rencontre, la Présidente, Me Manuela Carmena, a déclaré qu’elle allait déposer une requête auprès du gouvernement marocain pour effectuer une mission, visiter les associations, rencontrer les victimes. La Présidente s’est engagée à faire tous les efforts dans ce sens là qu’elle a exprimé en ces termes, « l’objectif du groupe de travail étant d’être auprès des victimes, je suis prête à recevoir toutes les informations et j’offre ma solidarité et ma fraternité. »
Lundi 8 septembre
Début de la 9ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Mohamed Daddach est présent avec la délégation sahraouie. Au cours des travaux, il aura l’occasion d’avoir de nombreux contacts avec des délégations et des ONG des droits humains pour faire entendre la voix des défenseurs sahraouis.
En marge de la 9eme session du conseil des droits de l’homme, M.Dadach a informé plusieurs ONG sur la violation persistante des droits de l’homme au Sahara Occidental et eu des entretiens avec des diplomates accrédités à Genève.




Les sahraouis : “L’état de la Mauritanie nous inquiète” / Baba M. Sayed

29092008

Les sahraouis et les répercussions diplomatiques de l’Après-coup d’État

L’après-coup d’État intervenu en Mauritanie, 15 mois après une présidentielle saluée comme un modèle démocratique pour l’Afrique et le monde arabe, interpelle tout le monde, particulièrement les Sahraouis. La situation du voisin inquiète ces derniers.

Pour Baba Sayed, la déstabilisation de ce pays profiterait au “Maroc expansionniste”, qui n’a toujours pas admis l’indépendance de la Mauritanie et qui occupe illégalement le territoire non autonome du Sahara occidental. Le Maroc, suggère le chercheur sahraoui, veut obliger la Mauritanie à se mettre sous son “aile protectrice”, pour prouver aux puissances occidentales que les “beïdanes”, qu’ils soient Mauritaniens ou Sahraouis, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États.

Pour de multiples et nombreuses raisons, qu’il serait fastidieux d’énumérer ou de recenser ici, tout ce qui se passe chez nos frères et voisins mauritaniens ne nous laisse et ne peut nous laisser insensibles ou indifférents. C’est dire que les récents évènements survenus, lors des dernières semaines à Nouakchott, et qui ont abouti au changement de régime, ont constitué au plus haut point pour nous, Sahraouis, de sérieuses et légitimes inquiétudes. Comment peut-il en être autrement alors que nous sommes en permanence exposés, les uns comme les autres, de la part du royaume du Maroc et de bien d’autres puissances d’outre-mer, à de grands et graves défis qui, à défaut de ne pas y prêter toute l’attention requise, peuvent mettre en danger, à chaque instant, jusqu’à nos existences ? Le peuple sahraoui a la plus grande et importante frontière avec la Mauritanie. Au cours des siècles — c’est une donnée qui participe de l’évidence —, il a réussi à tisser avec elle de solides liens d’amitié et de bon voisinage, qui ont été largement facilités, il est vrai, par le fait qu’en plus des multiples liens sociaux et linguistiques de tous les peuples de la région, nous sommes les deux seuls peuples à avoir en partage “la culture beïdane”.

Mais il est tout aussi vrai qu’à côté de ces liens d’amitié et de fraternité indéniables, nous avons à gérer en commun, depuis les trois dernières décennies, une histoire qui n’a pas toujours été sans (petites) histoires. En effet, le peuple sahraoui n’a pas et ne peut pas oublier qu’en 1975, alors qu’il fondait de grands espoirs sur son aide et son assistance, la Mauritanie a trahi sa confiance et lui a tourné le dos. Elle a été partie prenante, avec le Maroc et l’Espagne, des accords tripartites de Madrid, de sinistre mémoire, aux termes desquels les Sahraouis ont été divisés comme un troupeau de moutons, leur territoire dépecé et leurs richesses pillées.

En se faisant la coupable complice de nos pires ennemis, la Mauritanie nous a porté un coup de poignard dans le dos, dont nous ressentons encore profondément la douleur. En décidant d’apporter son concours au Maroc, dans son entreprise de génocide et de conquête militaire de notre pays, la Mauritanie nous a lamentablement déçus. Elle a incontestablement, par son geste inconsidéré, altéré nos rapports et porté un grand préjudice à la solidité et à la qualité de nos relations. Conscientes de la nécessité de ne pas insulter l’avenir et de ne pas rester prisonnières, ad vitam aeternam, de ce lourd passif, les directions des deux pays se sont attelées à la tâche ardue de rétablir la confiance entre les deux peuples. Les dirigeants mauritaniens n’ont ménagé ni leur temps ni leurs forces pour nous aider à oublier les séquelles traumatisantes de ce passé qui, pourquoi ne pas le reconnaître, a de la difficulté à passer. Quelques années après la signature desdits accords tripartites de Madrid, par la Mauritanie, et son entrée officielle en guerre aux côtés du Maroc, contre son voisin et frère sahraoui, des dirigeants mauritaniens, qui ont eu tout le loisir de mesurer la gravité de l’erreur néfaste commise par leur gouvernement, et qui ont pris conscience des graves et lourdes conséquences sur les plans social, politique, militaire, économique et stratégique, qu’une telle erreur a engendrées pour leur propre pays, ont décidé de sauver leur pays d’un désastre annoncé.

Une stabilité au service de la sécurité

En mettant fin au régime coupable, à leurs yeux, d’avoir été à l’origine de la guerre, ils ont tenté courageusement d’y remédier. Après avoir conclu la paix avec le Front Polisario et mis ainsi un terme définitif à une guerre absurde et coûteuse, ils ont décidé peu après de prendre leurs distances avec le régime expansionniste marocain et d’opter pour une politique de neutralité bienveillante dans le conflit qui oppose ce dernier au peuple sahraoui. De cette manière, ces dirigeants mauritaniens ont pu empêcher, à temps, les forces armées marocaines, présentes sur leur territoire et qui constituent une réelle menace pour l’indépendance de la Mauritanie, de s’incruster dans leur pays.

De manière générale, ils ont empêché l’État marocain, qui n’a en fait renoncé à ses visées sur la Mauritanie que du bout des lèvres, de transformer, en dernier lieu, leur pays en protectorat ; un pays contraint de mener, par procuration, une désastreuse guerre qui n’est pas la sienne et qui, pis encore, ne peut qu’hypothéquer dangereusement l’avenir de l’État mauritanien.Les responsables sahraouis, de leur côté, ont tout fait pour montrer au peuple et aux dirigeants mauritaniens que les Sahraouis ne peuvent concevoir leur liberté et leur dignité, encore mois l’indépendance de leur pays, que dans un cadre qui garantisse avant tout à la Mauritanie sa souveraineté et sa prospérité. Les dirigeants sahraouis ont apporté la preuve continue, tangible et concrète à leurs homologues mauritaniens et au peuple mauritanien, que la stabilité de la Mauritanie est indiscutablement une condition sine qua none de notre propre sécurité. Avec les événements survenus au cours des dernières semaines à Nouakchott, et au regard des visées expansionnistes que les dirigeants marocains n’ont cessé de nourrir à l’égard de la République sahraouie démocratique (RASD), mais également à l’encontre de la Mauritanie sœur, il est nécessaire de rappeler ici la nécessité impérieuse pour les dirigeants sahraouis et mauritaniens de maintenir et de renforcer les traditions de concertation et de coopération, afin de barrer la route à ceux qui ont intérêt à semer la zizanie et à susciter la haine entre les deux peuples frères, mauritanien et sahraoui, à ceux qui veulent les pousser à nouveau sur la voie de la mésentente et de la discorde. Nous savons que le Maroc expansionniste ne ménagera aucun effort pour profiter de la situation difficile, que nous espérons passagère, que traverse la Mauritanie sœur, pour opérer un retour en force sur son territoire.

Un retour que nous jugeons, et les Mauritaniens et leurs dirigeants en sont certainement conscients, hautement préjudiciable pour un pays, dont l’unité, la paix et la stabilité sont un sérieux gage d’unité, de paix et de stabilité pour le nôtre. Pour conforter sa position au Sahara occidental, le régime marocain cherchera, par tous les moyens, à se rendre utile et d’offrir ses services à la Mauritanie. Seulement, l’expérience nous a enseigné que l’objectif constant et immuable du régime expansionniste marocain en Mauritanie a été, et ce, depuis que cette dernière a émergé en tant que pays indépendant et souverain, d’essayer par tous les moyens de l’affaiblir et de la déstabiliser. L’objectif, en dernier ressort, est d’obliger la Mauritanie à se mettre “volontairement” sous son “aile protectrice”. En procédant de la sorte et seulement de la sorte, le Maroc pourra semer les germes de la déstabilisation et de la discorde, et apporter ainsi la preuve aux puissances occidentales qui sont prioritairement intéressées par la stabilité de la région, qu’elles considèrent à juste titre comme l’antidote au terrorisme, que les beïdanes, qu’ils soient de la Mauritanie ou du Sahara occidental, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États. Pour notre part, nous considérons la prospérité, la paix et la stabilité de la Mauritanie sœur à la fois comme un précieux atout pour nous et une condition nécessaire et indispensable pour la stabilité de toute la région.

C’est pourquoi nous affirmons que la présence des officiers et des hommes de troupe marocains sur le territoire mauritanien nous inquiète et suscite nos vives et profondes appréhensions. Cette présence est non seulement une intolérable atteinte à la souveraineté et à l’indépendance de la Mauritanie, mais elle constitue également une lourde et grave menace pour la stabilité et la concorde dans la région du Maghreb et bien au-delà. Nous demeurons cependant confiants : face aux graves et lourds dangers qui guettent leur pays, le peuple mauritanien frère et ses forces vives sauront prendre, le moment opportun, les mesures appropriées et adéquates pour préserver l’indépendance et l’unité de leur pays. Avant qu’il ne soit tard, ils sauront empêcher l’État marocain de profiter de la conjoncture difficile qu’il traverse, pour semer les germes d’une déstabilisation, seule condition à même de permettre au Maroc de concrétiser les visées expansionnistes auxquelles il n’a jamais réellement renoncé sur les pays des “beïdanes”.

Baba M. Sayed
Président du centre de Saguiet Al-Hamra et Rio d’Oro pour les études stratégiques et politiques

© Liberté (Algérie) – Septembre 2008




Répression sauvage des citoyens sahraouis à Smara occupée: Abdelaziz interpelle Ban Ki-Moon

29092008

Bir Lehlu, 24/09/2008 (SPS) Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a interpellé mercredi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, à intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines pour mettre fin aux violations flagrantes des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental.

« Nous vous interpellons de la façon la plus urgente, pour assurer la protection totale des vies humaines innocentes et amener le Maroc à arrêter sa répression contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental », a écrit le Président sahraoui dans une lettre adressée à M. Ki-Moon, dont une copie est parvenue à SPS.

Le président de la République a exprimé sa grande préoccupation, attirant l’attention du SG de l’ONU sur les dangers qui se déroulent actuellement dans les territoires occupés du Sahara Occidental, notamment les évènements sanglants à Smara, qui se trouve jusqu’à l’heure littéralement assiégée par les forces de répression marocaines.

Une intervention brutale de la part des services de renseignements marocains s’est abattue lundi dernier contre les citoyens sahraouis à Smara, « seulement pour avoir réclamer pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance », a regretté le Président sahraoui.

« Il n’est pas possible d’accepter indéfiniment la persistance de telles violations des droits de l’homme, rapportées et documentées par de multiples organisations de défense des droits de l’homme, et à leur tête le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, et qui se déroulent dans un territoire se trouvant sous la responsabilité des Nations Unies, présentes à travers la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) », a ajouté le texte.

Le président de la République a appelé à faire toute la lumière sur le sort de plus de 500 disparus civils et 151 prisonniers de guerre sahraouis et à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines.

A cette occasion, nous réitérons notre demande consistant à la publication sans tarder du contenu du rapport du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, suite à sa mission dans le territoire en 2006, l’application de ses recommandations ainsi que l’élargissement des prérogatives de la MINURSO à la défense des droits de l’homme dans le territoire et des libertés fondamentales, et ce dans l’attente du parachèvement du processus de décolonisation au Sahara Occidental à travers l’organisation d’un référendum libre et démocratique.

« Vous trouverez un annexe de la liste non exhaustive des blessés, arrêtés et des domiciles saccagés, dont leurs biens ont été détruits ou volés par les services de sécurités marocains, sans distinction d’âge ou de sexe », a déploré M. Abdelaziz dans sa lettre à Ban Ki-Moon. (SPS)

020/090/100 241300 SEPT 08 SPS

Voici une liste des blessés, domiciles saccagés et des personnes arrêtées :

L’activiste sahraouie des droits humains, Enghia Boukhers
Mettou El Bar
Hindou El Bar
Roughaya Lebsir
Ennaha Saaid
Ghleila Hassni
Eghleila Youssef et son bébé
Ezahra Faten
Elbourhimi Essalka
Edawdi Edeicha

Domiciles saccagés:
Domicile de prisonnier politique sahraoui Ghali Essaidi Mahmoud Bahaha
Domicile de Sidi Ould Essiid
Domicile de Mahmoud Ould Sattaf
Domicile d’Ahl Salki Ould Ehmeiad
Domicile d’Echikhi Mohamed Salem
Domicile d’Ahl Labat Meilad
Domicile d’Ahl Aaloua
Domicile d’Ahl EL Bar
Domicile D’Ahl Mansour
Domicile d’Ahl Beye
Domicile d’Ahl Ali Ould Enafaa
Domicile d’Ahl Bouzeid Ould Beye

Les arrêtés :
Ahmed Leibeed El Bachir
Ibrahim Echikhi
Abdati Dadah Boumrah
Mansar Ghali
Hakim Ould Mohamed Bakar
Ould Essalek El Batal
Elmahfoud Essalek Abd Elouadoud
Leibeidi Essalek Abd Elouadoud
Elhoussen Ebaia Mohamed Fadel
Ahmed Mohamed Ould Omar Eddalii
Abdalahi Cheheib
Mohamed Ali Beini
Mohamed Ould Alati
Mohamed Essaleh Lehbib
Mohamed Embarek Bada
Mohamed Ould Ahmed Echrif
Lekhbabi Dadi
Lekhbabi Ahmed
Balah Ould Embarek Ahmed
Lehssan Mohamed Embarek Bouhanana
Ghali Lehssan Mansar
Embarek Cheheib
Mohamed Ali Kediri
Said El Beillal




Réunion de l’intergroupe du Parlement européen « Paix pour le Peuple Sahraoui »

29092008

Bruxelles, 24/09/2008 (SPS) L’intergroupe du Parlement européen « Paix pour le Peuple Sahraoui » s’est réuni mardi à Bruxelles pour évaluer la situation humanitaire des sahraouis, fixer le prochain agenda du groupe, dont l’envoi d’une délégation d’eurodéputés dans les territoires sahraouis avant fin 2008, et échanger les points de vues sur les questions d’actualités liées à la question du Sahara occidental.

Sur la question de la situation humanitaire, un membre d’une délégation du Parlement européen, qui s’est rendu dans les territoires libérés et dans les camps de réfugiés sahraouis du 21 au 23 juin dernier, Vicente Ramon Garces, a affirmé que « la situation humanitaire au Sahara occidental était catastrophique, surtout au niveau alimentaire ».

Le représentant du Sahara occidental à Bruxelles, M. Jamal Zakari, a, à ce sujet, soutenu que « la situation humanitaire est très difficile, voire catastrophique et dramatique ». Il a, par ailleurs, souligné que les sahraouis sont reconnus comme des réfugiés, et doivent être traité en conséquence et profiter de l’aide humanitaire.

S’agissant de l’aide européenne, il a déclaré qu’elle était loin de ce que espère les Sahraouis tant sur le plan de la qualité que de la quantité. Il a demandé aussi à ce que les européens distinguent entre l’humanitaire et le politique et arrêter d’utiliser l’humanitaire pour faire pression sur le peuple sahraouis.

Il a fait état d’un problème sérieux concernant le manque de nourriture, surtout avec le mois du Ramadan ou les gens consomment plus. Il a souligné à l’adresse des eurodéputés qu’’il y a beaucoup à faire dans ce sens auprès de l’Union européenne et de l’ECHO » (Service d’Aide Humanitaire de la Commission européenne.)

Sur les derniers développement politiques, M. Zakari, qui a estimé que le non renouvellement du mandat de Peter Van Valsum comme une victoire pour la justice, a déclaré au sujet de l´éventuelle nomination de M. Christopher Ross comme nouvel envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, que les autorités sahraouies ne peuvent que s´en félicité si cette nomination se confirme.

Il a, en outre, relevé que cette nomination, les dernières déclarations de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, et le fait d’avoir décerné le prix Robert Kennedy pour les droits de l’Homme Aminetou Haidar, « démontrent l’engagement américain dans cette région et que l’administration américaine a rectifié le tir ».

Rice a déclaré, lors de sa récente visite dans le Maghreb, que les Etats-Unis était pour une solution pacifique qui s’inscrit dans les résolutions onusiennes et dans le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

A ce sujet, une eurodéputé, Anna Gonzales, a proposé une interaction entre l’Europe et les Etats-unis sur cette matière, rappelant que des membres du Congrès des Etats Unis ont sollicité le président américain, George W. Bush, l’invitant, lui et son administration, à apporter le soutien au droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination.

Elle a suggéré de saisir l’occasion de la remise du prix à Aminetou Haidar pour enclencher cette coopération. « On peut faire beaucoup plus en s’impliquant avec nos collègues les américains, cela aura plus d’impact sur les Nations Unies et l’Union européenne », a-t-elle conclu.

Le Groupe a également discuté de la prochaine Conférence Européenne de Coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) prévu en Espagne (Valence). Le groupe envisage de participer à cette conférence. (SPS)




L’INTIFADA INTENSIFIEE

28092008

Il y a des avenues rectilignes, des trottoirs,
quelques maigres jardins.
La cité mystique (Smara) s’est changée
en garnison militaire et en centre commerçant.
Jemia et J.M.G. Le Clezio, Gens des nuages, Stock, 1997

par Mohamed Mahamud Embarec

Selon l’agence marocaine de presse, MAP, qui cite une source policière, « le véhicule du chef de la brigade de la police judiciaire, relevant du district provincial de Smara, a été pris pour cible, dans la nuit de dimanche à lundi, par un jet nourri de cocktails molotov ».

Officiellement, les faits se sont produits le 21/09/2008, vers 22h00, dans la rue principale du quartier Al Aouda, situé à la périphérie de la ville. Des jeunes portant des turbans ont jeté cinq cocktails Molotov de fabrication artisanale en direction du véhicule qui avait à son bord trois policiers (un officier et deux gradés) Cet acte a entièrement calciné la voiture de police, et blessé un inspecteur de police. Le lendemain, les services de police ont procédé à des opérations de ratissage de grande envergure dans les quartiers Al Aouda, Attaamir, Tan-Tan et Assalam. Au moins 34 personnes ont été le bilan non exhaustif de l’agression sauvage perpétrée par les forces de sécurité marocaines contre des citoyens sahraouis à la ville de Smara occupée, ainsi que douze domiciles saccagés, dont les biens de leurs locataires ont été détruits ou volés, selon une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Les forces de sécurité marocaines sont intervenues violemment, laissant 24 arrestations, 10 personnes gravement blessées, majoritairement des femmes, alors que douze domiciles saccagés et ses habitants ont été agressés, battus ou insultés, a précisé la même source.

Selon le quotidien marocain « Assabah », paru le 24/09/2008, le Commandement des Forces Auxialiaires à Smara a été la cible, en 2005, d’une attaque similaire avec des cocktails molotov. L’enquête de la police n’a pas abouti à déterminer les auteurs de cette opération. Le journal indique que l’acte de Smara « est le troisième d’une série qui a commencé au mois de juillet 2007 avec l’attaque qui a ciblé une patrouille de police a El Aaiun qui s’est soldé par des blessures de différents degrés causées à trois policiers. L’opération a eu lieu au carrefour de l’avenue appelée « La visite » et l’avenue Jamal Eddine Al-Afghani. Cet acte a été précédé par une autre attaque contre un véhicule des Forces Auxiliaires dans l’Avenue El Mamoun », près du quartier Maatalla, dans la ville d’El Aaiun. »

Quelques jours auparavant, le 17/09/08, les chômeurs sahraouis diplômés contraints au chômage à la ville de Smara occupée ont organisé un sit-in pour exprimer leur solidarité avec leurs compatriotes dans les villes occupées du Sahara occidental et à Sidi Ifni (sud du Maroc), selon une source de ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Ils ont également dénoncé la politique de sanction collective exercée par les autorités marocaines à l’encontre des citoyens sahraouis qui réclament pacifiquement leur droit légitime à l’autodétermination.

L’Intifada pour l’Indépendance a commencé le 21 mai 2005, au lendemain d’un discours du président sahraoui dans lequel il appelait ses compatriotes dans les territoires occupés par le Maroc à la résistance. Depuis, les villes sahraouies occupées, notamment El Aaiun, Smara et Dakhla, connaissent des manifestations continues, par lesquelles les Sahraouis exigent l’exercice de leur droit à l’autodétermination.

Le Comité de Défense des droits humains a diffusé, le 25/09/2008, un communiqué urgent dans lequel il exprimait sa préoccupation pour l’aggravation de la situation des droits de l’homme dans la ville occupée de Smara suite aux dernières manifestations du lundi et mardi, 22 et 23 septembre organisées dans cette ville.

L’héroïque acte de résistance a été exécuté quelques jours après l’appel du Président sahraoui lancé le 16/09/2008 de l’Ecole du 27 février dans lequel il a demandé aux Sahraouis vivant dans les territoires du Sahara occidental occupés par le Maroc à « poursuivre l’Intifada pour l’Indépendance » déclenchée en mai 2005.

Nos concitoyens qui vivent sous l’abominable occupation marocaine veulent ainsi riposter contre les forces de la répression dont ils sont victimes tous les jours. Ils expriment ainsi leur ras-le-bol face à la violation quotidienne de leurs droits fondamentaux et dénoncer le silence complice de la MINURSO dont le contingent fait une des missions les plus apaisées et lucratives et ne souhaite qu’une chose : que les « vacances » se prolongent indéfiniment.

Ces actes de résistance arrivent aussi au moment où le Maroc intensifie son offensive diplomatique dans les couloirs de l’Assemblée Générale des Nations Unies après l’échec de la tentative d’imposer au Conseil de Sécurité son projet d’autonomie, échec concrétisé dans le départ de l’envoyé spécial, Peter Van Walsum et la tournée effectuée par Condoleeza Rice dans la région du Maghreb pour confirmer l’engagement américain dans la recherche d’une solution au conflit.
26.09.08




Le Namibie appelle à la décolonisation du Sahara Occidental

28092008

New York, 24/09/2008 (SPS) Le président namibien, Hifikepunye Pohamba, a appelé à la décolonisation de conflit du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975, au cours de son intervention devant la 63ème session de l’Assemblée générale de l’ONU.

M. Pohamba a exprimé « la préoccupation de son pays pour le non règlement de la question du Sahara occidental », afin de permettre au peuple sahraoui de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

« Nous soutenons les négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front du Polisario sous les auspices de nouveau Envoyé personnel du SG de l’ONU au Sahara Occidental », a-t-il ajouté, « appelant à l’application des résolutions pertinentes du conseil de sécurité pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination juste et libre pour ce territoire »

D’autre part, la délégation sahraouie conduite le MAE, Mohamed Salem Ould Salek a eu mercredi des entretiens avec les délégations participantes à la 63ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, notamment le premier ministre de Saint Vincent et Grenadines, le président du Surinam, les mistres des AE d’Espagne, de Cuba, de l’Equateur et du Lusotho. (SPS)




Les citoyens sahraouis à El Aaiun occupée se solidarisent avec les victimes des évènements de Smara

27092008

Aaiun (territoires occupés), Les citoyens sahraouis à la ville d’El Aaiun occupée ont organisé mardi des manifestations en guise de soutien et de solidarité avec les victimes de l’agression sauvage perpétrée en début de la semaine par les services de sécurités marocains contre les citoyens sahraouis à la ville de ville de Smara, a indiqué une source du ministère des territoires occupés et de la diaspora.

Les manifestants ont arboré les drapeaux de la RASD et scandé des slogans appelant à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis des prisons marocaines et le retrait sans plus tarder de l’occupation marocaine du Sahara occidental, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer librement son droit inaliénable à l’autodétermination.

De son conté le Comité pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental (CODAPSO) et le comité local pour la défense des droits humains à Smara ont condamné avec force l’intervention brutale des forces de répression marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense à la ville de Smara occupée.

Les deux ONG ont également interpellé l’ONU et le Conseil de sécurité à exercer des pressions sur le Maroc pour mettre fin à sa répression contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a indiqué un communiqué commun parvenu à SPS.

Elles ont en outre appelé à l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la protection et au contrôle de la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Les deux ONGs sahraouies ont exigé la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines.

Par ailleurs trois prisonniers politiques sahraouis écroués dans la prison de Tiznit (Maroc) ont décidé d’entamer une grève de la faim en signe de soutien et de solidarité avec les citoyens sahraouis à la ville de Smara occupée et en dénonciation à la répression marocaine dans les territoires occupés du Sahara occidental et à la situation des prisonniers d’opinion sahraouis.

Il s’agit des prisonniers politiques sahraouis, Elhitt Elmokhtar, Elhitt Boujemaa et Toufah Makhlouf. (SPS)




Visite de Front Line au Sahara Occidental

26092008

Entre le 17 et le 21 septembre 2008, l’Organisation Irlandaise de la protection des défenseurs des droits de l’homme, Front Line, a organisé une visite au Sahara Occidental (El-Ayoune et Smara) pour s’enquêter sur la situation des droits de l’homme et les conditions dans lesquelles travailles les défenseurs sahraouis des droits de l’homme. Dans ce contexte, le bureau exécutif de l’ASVDH a rencontré les membres de Front Line avec qui il s’est entretenu sur les difficultés que les défenseurs sahraouis rencontre lors de leur travail et l’évaluation de la situation des droits de l’homme dans la région.




De nouvelles violations des droits de l’homme à Smara

26092008

Après la visite de Front Line à la ville de Smara, après sa visite à la ville d’El-Ayoune, les autorités marocaines ont lancé une vaste campagne contre les défenseurs sahraouis des droits de l’homme et des jeunes sahraouis dans la ville. Le même jour de la visite de cet organisation à la ville de Smara, le dimanche 21 Septembre 2008, des jeunes sahraouis ont organisé une manifestation pacifique demandant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Et la réaction des services de sécurité marocains a été très forte et très violente, et ils ont lancé une vaste campagne d’arrestations arbitraires, et ont attaqué les domiciles d’un grand nombre de citoyens sahraouis et la maison de du défenseur sahraouis des droits de l’homme, membre de Comité sahraoui pour la défense des droits de l’homme à Smara, Mr. Hamadi Nassiri.
Et les services de sécurité marocains ont lancé des attaques aussi odieuses sur un grand nombre de citoyens sahraouis à Smara, voici une première liste des victimes:

Blessés:
L’activiste sahraouie des droits humains, Enghia Boukhers, Mettou El Bar, Bar El Hindou, Roughaya Lebsir, Ennaha Saaid, Ghleila Hassni, Eghleila Youssef et son bébé, Ezahra Faten, Elbourhimi Essalka, Edawdi Edeicha

Maisons Violées:
La maison du prisonnier politique Mahmoud Ghali Essaidi Bahaha, la maison de Sidi Ould Essiid, la maison de Mahmoud Ould Sattaf, la Chambre des Ahl Salki Ould Ehmeiad, la maison de Echikhi Mohamed Salem, de la Chambre des Ahl Meilad Labat, la maison de Ahl Aaloua
La maison de AHL EL Bar, La maison de Ahl Mansour, La maison de Ahl Beye, la Chambre des Ahl Ali Ould Enafaa, la Chambre des Ahl Bouzeid Ould Bey.

Arrestations:
Ahmed Leabeid Elbachir, Brahim Cheikhi, Abdati Dadaha Boumrah, Mansari Ghali, Hakim Ould Mohamed Elbakar, Elbatal Ould Salek, Elmahfoud Salek Abdelwadoud, Laabeidi Salek Abdelwadoud, LAHOUCINE Abeya Mohamed Fadel, Ahmed Ould Mohamed Omar Dalea, Cheihab Abdallah, Mohamed Almi Beini, Mohamed Allati Ould Mohamed Saleh Lehbib, Bouhnana, Mohamed Embarek Bada, Ahmed Mahmoud Ould Chrif, Lahbabi Dadi, Ahmed Lahbabi, Ballah Embarek Ould Ahmed, Mohamed Embarek Lahcen Bahnan.

Le jeune sahraoui, Mr. Brahim Cheikhi (né en 1988) a été incarcéré à la prison noire à El-Ayoune, et est actuellement dans le quartier pour mineurs, tandis que la police marocaine chasse encore un certain nombre d’autres jeunes.




Les prisonniers politiques sahraouis appellent l’ONU à diligenter une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité au Sahara Occidental

25092008

El Aaiun (territoires occupés), 24/09/2008 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis dans la Carcel negra d’El Aaiun ont appelé mardi la communauté internationale à dépêcher une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le Maroc contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Les prisonniers politiques ont dénoncé les violations flagrantes des droits de l’homme, la répression, les arrestations et les déportations forcées perpétrées par les autorités coloniales marocaines à l’encontre des citoyens civils sahraouis qui réclament pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance, a précisé un communiqué parvenu à SPS.

Ils ont également lancé un appel aux organisations internationales de défense des droits humains à envoyer une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le Maroc contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental, les exhortant à exercer des pressions sir le Maroc pour l’amener à respecter les droits humains des Sahraouis dans les territoires occupés, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Les prisonniers politiques sahraouis ont en outre appelé à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les prisons marocaines, exprimant leur soutien et leur solidarité avec les victimes de l’agression sauvage de Smara.

Ils ont enfin réitéré leur attachement au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, estimant que le Front Polisario demeure l’unique représentant légitime du peuple du Sahara occidental. (SPS







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