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ASVDH: [Communiqué] 26 OCTOBRE 2008 | DÉCLARATION

28102008

Dans le cadre de la politique d’oppression exercée par l’État marocain contre les défenseurs des droits humains pour les empêcher de dénoncer les graves violations commises sur le territoire du Sahara occidental, ces organes et divers corps tentent de créer un climat de peur par les menaces, les raids sur des maisons et des restrictions sur les la liberté de la mobilité, de voyages ainsi que sur la liberté d’opinion et d’expression, d’association, de réunion et de manifestation pacifique et les procès inéquitables …
Depuis les deux premières semaines de ce moi, les services de sécurité à El-Ayoune ont lancé une vaste campagne de répression y compris le siège sur le quartier où vit la Vice Présidente de l’ASVDH, Mme Elghalia Djimi, et aussi où le président du Comité de Défense de l’autodétermination, Mr. Sidi Mohamed Dadach vit. Ainsi, de nombreux membres du Bureau exécutif de l’ASVDH ont été empêchés de se rendre dans ce quartier, y compris Brahim Sabbar le 16/10/2008, Daha Rahmouni, Mohamed Fadel Elhairach et Brahim Dahane le 19/10/2008, qui ont été victimes de harcèlement et menaces ….
Ces corps et services ont également encerclé le domicile des mères des quinze disparus sahraouis et les ont empêché d’organiser un sit-in le 21/10/2008 qui a coïncidé avec la visite du ministre marocain de la Justice à El-Ayoune. Ces mères ont également été interdit de rencontrer le ministre et d’assister à la conférence qu’il a présidé au siège de son parti, et ils ont été menacés et soumis à des humiliations et de mauvais traitements … Dans le même contexte, de nombreux citoyens ont été enlevés, torturés et jetés à l’extérieur de la ville, comme ce fut le cas des prisonniers politiques récemment libérés: Dah Hassan et Mohamed Bachiri …
Dans la ville de Smara, un grand nombre de violations et attaques contre les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits de l’homme ont été enregistrés. Ainsi plusieurs blessés entre femmes et enfants, ont été enregistrés, en raison des violentes interventions pour disperser les manifestants. Le membre du Comité pour la défense des droits de l’homme à Smara, Mme Ngueia Boukhars a été battu de coups et son salaire a été gelé, et aussi la maison du secrétaire général du même comité et membre du Conseil de coordination de l’ASVDH, Mr. Hammadi Naciri, a été attaqué, et il a été suspendu dans son travail et son salaire gelé sans aucune justification. Mr. Naciri a été convoqué par l’administration, pour laquelle il travaille, pour la reprise du travail, mais quand il est s’est présenté à l’administration ont lui a rendu la décision de sa suspension le 13 Octobre 2008. Aussi le jeune sahraoui, Mr. Abba Ali Ahmim a été arrêté et incarcéré dans la prison noire d’El-Ayoune en attente de jugement sur la base de ces manifestations.
A Boujdour et sit-in pacifique, organisé par des sahraouis diplômés chômeurs, a été violemment dispersée par les forces marocaines d’intervention rapide résultant en des blessures graves et l’arrestation du jeune sahraoui, Mr. Mohamed Ghali Mansouri qui a été incarcéré dans la prison noire d’El-Ayoune sur les redevances d’incitation et d’attaque sur un homme de sécurité, après avoir été soumis à la torture. Il a été condamné à six mois de prison ferme ….
Les villes sahraouies vivent sous une forte présence de la police, l’armée, la gendarmerie et les forces auxiliaires dans les rues et les ruelles des villes et à l’intérieur et autour des établissements d’enseignement, les cafés Internet et les quartiers qui ont vu d’énormes manifestations …..
Les détenus politiques sahraouis dans la prison noire et les prisons marocaines souffrent de la politique de restriction exercée par l’administration pénitentiaire. Ces prisonniers de conscience sont humiliés et soumis à des mauvais traitements, à l’inspection et confiscation des biens et mise au cachot (isolement) et sont aussi soumis à la pression quand ils exercent leur droit à la grève de la faim …
Ainsi, l’Association sahraouie de graves violations des droits humains commises par l’État marocain, tout en rappelant certains des cas mentionnés ci-dessus, à titre d’exemples:
- Dénonce avec force ces violations flagrantes des droits de l’homme, allant à l’encontre de l’engagement de l’État marocain à l’ONU.
- Condamne le harcèlement contre les membres de son Bureau exécutif comme le siège de leur maison, leur arrestation dans la rues sans base juridique et les soumettant à des actes de harcèlement et de menaces de torture comme a été le cas de Mr. Hammadi Naicir, membre du Conseil de coordination et membre du le Comité pour la défense des droits de l’homme à Smara, qui a fait l’objet d’harcèlement, de suspension du travail, gel de son salaire sans aucun respect pour les procédures légales établie.
- Déclare sa forte solidarité avec tous les prisonniers politiques sahraouis et demande leur libération sans conditions, parmi eux son membre et président de la section de Boujdour, Mr. Mohamed Tahlil, et aussi son autre membre, Mr. Ahmed Mahmoud Haddi Elkainan
- Demande à l’ONU de protéger les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits humains et les anciens prisonniers politiques, et de faire pression sur l’État marocain pour respecter les droits de l’homme conformément à ses obligations internationales et à étendre les pouvoirs de la MINURSO pour y inclure l’observation des droits de l’homme au Sahara occidental et la protection de la liberté d’expression et de mouvement et le droit de réunion et d’organisation …
- Demande à toutes les organisations locales et internationales de défense des droits humains de travailler pour exposer ces graves violations, surtout que l’État marocain cherche par tous les moyens à mystifier les infractions et les violations qui se passent vraiment dans le but de tromper l’opinion publique locale et internationale.

Le Bureau exécutif.




L’INTIFADA INTENSIFIEE

28092008

Il y a des avenues rectilignes, des trottoirs,
quelques maigres jardins.
La cité mystique (Smara) s’est changée
en garnison militaire et en centre commerçant.
Jemia et J.M.G. Le Clezio, Gens des nuages, Stock, 1997

par Mohamed Mahamud Embarec

Selon l’agence marocaine de presse, MAP, qui cite une source policière, « le véhicule du chef de la brigade de la police judiciaire, relevant du district provincial de Smara, a été pris pour cible, dans la nuit de dimanche à lundi, par un jet nourri de cocktails molotov ».

Officiellement, les faits se sont produits le 21/09/2008, vers 22h00, dans la rue principale du quartier Al Aouda, situé à la périphérie de la ville. Des jeunes portant des turbans ont jeté cinq cocktails Molotov de fabrication artisanale en direction du véhicule qui avait à son bord trois policiers (un officier et deux gradés) Cet acte a entièrement calciné la voiture de police, et blessé un inspecteur de police. Le lendemain, les services de police ont procédé à des opérations de ratissage de grande envergure dans les quartiers Al Aouda, Attaamir, Tan-Tan et Assalam. Au moins 34 personnes ont été le bilan non exhaustif de l’agression sauvage perpétrée par les forces de sécurité marocaines contre des citoyens sahraouis à la ville de Smara occupée, ainsi que douze domiciles saccagés, dont les biens de leurs locataires ont été détruits ou volés, selon une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Les forces de sécurité marocaines sont intervenues violemment, laissant 24 arrestations, 10 personnes gravement blessées, majoritairement des femmes, alors que douze domiciles saccagés et ses habitants ont été agressés, battus ou insultés, a précisé la même source.

Selon le quotidien marocain « Assabah », paru le 24/09/2008, le Commandement des Forces Auxialiaires à Smara a été la cible, en 2005, d’une attaque similaire avec des cocktails molotov. L’enquête de la police n’a pas abouti à déterminer les auteurs de cette opération. Le journal indique que l’acte de Smara « est le troisième d’une série qui a commencé au mois de juillet 2007 avec l’attaque qui a ciblé une patrouille de police a El Aaiun qui s’est soldé par des blessures de différents degrés causées à trois policiers. L’opération a eu lieu au carrefour de l’avenue appelée « La visite » et l’avenue Jamal Eddine Al-Afghani. Cet acte a été précédé par une autre attaque contre un véhicule des Forces Auxiliaires dans l’Avenue El Mamoun », près du quartier Maatalla, dans la ville d’El Aaiun. »

Quelques jours auparavant, le 17/09/08, les chômeurs sahraouis diplômés contraints au chômage à la ville de Smara occupée ont organisé un sit-in pour exprimer leur solidarité avec leurs compatriotes dans les villes occupées du Sahara occidental et à Sidi Ifni (sud du Maroc), selon une source de ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Ils ont également dénoncé la politique de sanction collective exercée par les autorités marocaines à l’encontre des citoyens sahraouis qui réclament pacifiquement leur droit légitime à l’autodétermination.

L’Intifada pour l’Indépendance a commencé le 21 mai 2005, au lendemain d’un discours du président sahraoui dans lequel il appelait ses compatriotes dans les territoires occupés par le Maroc à la résistance. Depuis, les villes sahraouies occupées, notamment El Aaiun, Smara et Dakhla, connaissent des manifestations continues, par lesquelles les Sahraouis exigent l’exercice de leur droit à l’autodétermination.

Le Comité de Défense des droits humains a diffusé, le 25/09/2008, un communiqué urgent dans lequel il exprimait sa préoccupation pour l’aggravation de la situation des droits de l’homme dans la ville occupée de Smara suite aux dernières manifestations du lundi et mardi, 22 et 23 septembre organisées dans cette ville.

L’héroïque acte de résistance a été exécuté quelques jours après l’appel du Président sahraoui lancé le 16/09/2008 de l’Ecole du 27 février dans lequel il a demandé aux Sahraouis vivant dans les territoires du Sahara occidental occupés par le Maroc à « poursuivre l’Intifada pour l’Indépendance » déclenchée en mai 2005.

Nos concitoyens qui vivent sous l’abominable occupation marocaine veulent ainsi riposter contre les forces de la répression dont ils sont victimes tous les jours. Ils expriment ainsi leur ras-le-bol face à la violation quotidienne de leurs droits fondamentaux et dénoncer le silence complice de la MINURSO dont le contingent fait une des missions les plus apaisées et lucratives et ne souhaite qu’une chose : que les « vacances » se prolongent indéfiniment.

Ces actes de résistance arrivent aussi au moment où le Maroc intensifie son offensive diplomatique dans les couloirs de l’Assemblée Générale des Nations Unies après l’échec de la tentative d’imposer au Conseil de Sécurité son projet d’autonomie, échec concrétisé dans le départ de l’envoyé spécial, Peter Van Walsum et la tournée effectuée par Condoleeza Rice dans la région du Maghreb pour confirmer l’engagement américain dans la recherche d’une solution au conflit.
26.09.08




La lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme est une défenseur Ouest-saharienne de droits de l’homme: Aminatou Haidar

19092008

Aminatou Haidar et Sultana Khaya.
18 SEPTEMBRE 2008 | LETTRE D’INFORMATION

Robert F. Kennedy
Pour plus d’informations, contactez:
Marselha Gonçalves Margerin
(202) 463-7575, poste : 224
gmargerin@rfkmemorial.org

Aminatou Haidar recevra le prix RFK pour la défense des droits de l’homme pour le soutien qu’elle a apporté au mouvement pour l’autodétermination du Sahara occidental, ainsi que pour sa condamnation des disparitions forcées ou involontaires et des abus des droits de l’homme que subissent les prisonniers de conscience. La cérémonie aura lieu à Washington DC, le 13 Novembre, Salle Caucus du Russell Senate Building.

Washington DC —Aminatou Haidar sera la lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme. Ce prix lui est accordé en reconnaissance de son courage extrême dans le mouvement pour l’autodétermination du Sahara occidental, actuellement sous occupation marocaine, de sa condamnation d’abus des droits de l’homme et de disparitions forcées de prisonniers de conscience. Souvent surnommée « la Gandhi sahraouie », Aminatou Haidar est l’une des principales activistes de défense des droits de l’homme du Sahara occidental.

Aminatou HAIDAR
« Pour moi », dit Aminatou Haidar, « en tant qu’individu, le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme est un grand honneur. En tant qu’activiste sahraouie, je considère ce prix comme la reconnaissance de la cause du peuple sahraoui, de sa raison d’être et de la légitimité de sa lutte contre l’injustice. Recevoir ce prix prouve que notre résistance non-violente est noble et se bat pour une juste cause, et ce, malgré les risques encourus et les intimidations du gouvernement marocain ». Le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme va fournir un soutien précieux à la lutte du peuple sahraoui, à leur défense de la liberté et de la dignité humaine.
Le Sénateur Edward Kennedy s’est exprimé sur le sujet: « Je félicite Aminatou Haidar pour avoir reçu ce prix d’honneur. Pour tous ceux qui veulent l’établissement de la démocratie, la protection des droits de l’homme et l’état de droit dans le Sahara Occidental, son remarquable courage, sa détermination et ses efforts sont une inspiration ».

Mme. Robert F. Kennedy reconnaîtra officiellement Aminatou Haidar en tant que lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme durant la cérémonie organisée par le Sénateur Edward Kennedy le 13 novembre au matin, Salle Caucus du Russell State Building. Pour plus d’informations, visitez le www.rfkmemorial.org.

John Shattuck, ancien Secrétaire adjoint d’état pour la démocratie, les droits de l’homme et le travail, actuel Pdt. de la John F. Kennedy Library Foundation ainsi que juge ayant participé à la nomination d’Aminatou Haidar, a célébré « son courage extraordinaire et son leadership héroïque en matière de défense des droits de l’homme dans le Sahara occidental », dernière colonie d’Afrique bien trop souvent oubliée d’après lui. « Son combat pacifiste pour la dignité humaine et la liberté représente exactement ce que Robert Kennedy admirait, et ce que son frère, Ted Kennedy, défend depuis bien longtemps».

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est sous occupation militaire marocaine depuis 1975. Le conflit concerne principalement les forces militaires marocaines et le groupe indépendantiste sahraoui le Front Polisario. En 1976, face au refus de la Cour internationale de justice de reconnaître la souveraineté marocaine dans la région, le Front Polisario déclara la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), représentante légitime en exil du gouvernement du Sahara occidental.

En 1988, le Royaume du Maroc et le Front Polisario ont accepté de résoudre le problème à travers un référendum organisé par les Nations Unies, où le peuple sahraoui choisirait entre un Sahara occidental indépendant ou rattaché au Royaume du Maroc. Le vote n’a encore pas eu lieu. Depuis 1991, un cessez-le-feu a été mis en place par les Nations Unies. En 2007, un processus de paix a été entamé par l’ONU, mais les deux parties n’ont toujours pas réussi à trouver de compromis pour certains détails du référendum.

Aminatou Haidar appartient à une génération de jeunes leaders sahraouis agissant indépendamment du Front Polisario et de manière pacifiste. Elle a organisé des manifestations non-violentes en soutien d’un référendum et dénonçe les violations des droits de l’homme commises par les deux camps. Sa non-violence fait face à une force de police de plus en plus agressive et brutale. En 1987, à l’âge de 21 ans, Aminatou était parmi les 700 manifestants arrêtés pour avoir participé à une marche soutenant le référendum. Peu après, elle « disparût » sans procès, et fût secrètement détenue et torturée avec 17 autres femmes sahraouies. En 2005, elle fût de nouveau détenue et battue par le gouvernement marocain suite à une manifestation pacifique. Elle fût libérée 7 mois après, sous la pression de groupes internationaux tels qu’Amnesty International et le Parlement Européen.

Depuis, Aminatou Haidar voyage afin de pouvoir révéler les tactiques militaires violentes du gouvernement marocain au reste du monde et de défendre le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même. Ses efforts ont permis de réduire la violence cotée marocain face aux manifestations pro-indépendance. Malheureusement, la torture et le harcèlement des défenseurs des droits du peuple sahraoui continu à huis clos.

« Le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme est non seulement la reconnaissance d’une activiste, mais est également le début d’une longue collaboration et la preuve de la détermination du Centre RFK des droits d’homme à défendre l’autodétermination du peuple sahraoui. », a dit Monika Kalra Varma, Directrice du Robert F. Kennedy Center for Human Rights.

Depuis plus de 40 ans, le Robert F. Kennedy Memorial se bat, en l’honneur de RFK, pour un monde plus juste et pacifique. Le prix RFK des droits de l’homme a été créé en 1984 en l’honneur du courage des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde. Le prix comprend une somme de $30,000 ainsi qu’une assistance juridique et technique offerte par le RFK Center for Human Rights. Une sélection se fait par un jury indépendant, composé d’experts en matière des droits de l’homme. Cet année, le jury était composé de John Shattuck, Gay McDougall, l’expert indépendant des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités, l’Ambassadeur Bill vanden Heuvel, membre du conseil d’administration du RFK Memorial, Makau Mutua, directeur de la faculté de droit de Buffalo à l’université d’état de New York et Sushma Raman, présidente des Southern California Grantmakers.

Pour plus d’information, cliquez ici : http://www.rfkmemorial.org/legacyinaction/2008_factsheet

Source: Robert F. Kennedy Memorial (http://www.rfkmemorial.org)




Le combat de la femme sahraouie dans l’exile, par Keltoum IRBAH (Sociologue)

17092008

Le conflit qui perdure au Sahara Occidental a modifié les habitudes et la place de la femme sahraouie, et, dans cette phase celle-ci joue un rôle important tant au sein de la cellule familiale, l’appareil de production économique que dans les structures politico-administratives.
Les femmes occupent une place prépondérante, elles constituent dans une large mesure le pilier de la société et perpétuent les traditions du peuple sahraoui. Ce sont elles qui ont mis sur pied les premiers camps de réfugiés en 1976 et qui les administrent depuis lors ; elles gèrent plus de 80% de la vie administrative dans les campements et sont responsables de leur fonctionnement et de leur défense (1). Les femmes sahraouies sont présentes à tous les niveaux de la société, on les retrouve dans différents secteurs et champ d’activité: l’enseignement ; la santé ; la distribution des vivres ; la construction et l’agriculture. Par ailleurs, Elles sont représentées dans plusieurs sphères de la vie politique, aussi bien l’exécutif, le législatif que les relations extérieures. Ainsi, des femmes occupent des fonctions dans le corps diplomatique et représentent le Front Polisario à l’étranger, comme en Libye, au Danemark, en Allemagne, en Italie, et il y a peu de temps en Suisse.
Dépositaires des valeurs traditionnelles, elles attachent également une attention particulière à la question genre et veillent à ce que la parité soit intégrée dans des programmes politiques, et que la femme ne soit pas discriminée dans ses droits fondamentaux. Dans cette perspective, l’Union nationale des femmes sahraouies fut créée en 1974 afin d’encourager et développer la contribution des femmes aux différents projets d’édification nationale. L’idée principale est que la lutte de libération nationale ne peut être menée qu’avec toutes les composantes de la société sahraouie. Cette organisation a pour essence une revendication populaire, elle organise des conférences, des rassemblements, coordonne différentes activités culturelles et sociales ; depuis 1985, elle tient régulièrement des Congrès et publie des bulletins d’information mensuels (Ambition ; Etudes ; Recherches ; 8 mars).
Plus spécifiquement, ce mouvement a pour ambition la réalisation des objectifs suivants : sensibiliser les femmes sur leurs droits sociaux et politiques ; l’aider à améliorer ses connaissances sur le plan professionnel ; approfondir le rôle de la famille sur le plan éducatif en inculquant une éducation équitable entre les garçons et les filles. En outre, l’Union nationale des femmes sahraouies met en exergue l’importance de la solidarité internationale des femmes, en renforçant notamment des contacts avec des organisations féminines à travers le monde. Sur ce point, l’axe majeur consiste à créer des relations dans le domaine de la solidarité, l’échange d’expériences de manière à surmonter les difficultés qui portent préjudice à la liberté et à l’émancipation de la femme. Ces différentes initiatives ont eu un impact et cette organisation a participé à plusieurs manifestations internationales (2).

Si le Congrès est l’occasion pour la femme sahraouie de s’exprimer, il remplit aussi la fonction de cohésion sociale dans la mesure où il réunit de façon ponctuelle l’ensemble de la population réfugiée pour débattre de problèmes de société. À ce propos, Khadidja Hamdi, épouse du Président de la RASD (3), est très active dans le domaine associatif, elle milite pour la condition de la femme et travaille au ministère de la Culture.

Le respect du principe de l’émancipation de la femme a toujours été présent dans le programme d’action nationale du Front Polisario, ce dernier s’étant dès le début engagé à établir les droits politiques et sociaux de la femme. Il s’agit d’instaurer des droits qui prévalaient dans la période précoloniale, époque durant laquelle la femme sahraouie bénéficiait d’une grande liberté. En effet, dans la société pastorale nomade, les hommes étaient contraints de s’absenter durant de longues périodes pour assurer la transhumance des troupeaux et acheminer les marchandises à travers le désert. Dès lors, les femmes devaient faire face à toutes les tâches de la vie quotidienne et se trouvaient investies de responsabilités. Sous la tente, la femme sahraouie est aujourd’hui toujours souveraine de son espace, elle gère celui-ci de manière très autonome sans subir aucune contrainte de l’extérieur. Des relations d’égalité prévalent entre hommes et femmes, tout repose sur un sentiment de confiance. Elles bénéficient de nombreux droits, par exemple lorsqu’elle se marie la femme sahraouie ne prend pas le nom de son mari ; d’autre part, selon le code de la famille une femme peut demander le divorce, une fois divorcée elle peut se remarier sans difficulté. Trois mois après que le divorce ait été prononcé, la femme sahraouie organise généralement une fête avec sa famille et ses amis pour inaugurer le début d’une nouvelle vie. Il faut souligner, par ailleurs, que la femme sahraouie a toujours conservé une grande féminité, autant en période de guerre que lors des travaux les plus laborieux dans les campements de réfugiés. C’est le vêtement traditionnel de la femme sahraouie, le malfa, qui témoigne de son appartenance à la gent féminine, le port du malfa est obligatoire, les femmes sahraouies sont tenues de le porter à la puberté, comme le souligne une jeune femme sahraouie : « Le malfa ce n’est pas la religion c’est l’habitude. » (4)
De manière générale, dès 1978, période du conflit, les femmes ont été amenées à occuper de nombreuses foncti ons et responsabilités au sein des daïra (5). Elles ont pris en charge l’organisation de la vie quotidienne mais également l’orientation politique et culturelle à travers des instances telles que : l’Union des femmes, le Conseil national, l’Union des jeunes, l’Union des travailleurs. Les femmes sahraouies ont pu de cette manière acquérir une grande expérience tant au niveau politique, social et culturel. Enfin, il convient également de mentionner que le taux d’instruction chez les femmes sahraouies est élevé et avoisine les 95% : l’enjeu une fois l’indépendance acquise sera donc de maintenir et d’améliorer les droits acquis. En effet, le nombre de parlementaires et de ministres femmes est assez faible par rapport au rôle que ces dernières jouent dans la société et à l’opiniâtreté dont elles font preuve face aux vicissitudes de l’exil ; aussi mériteraient-elles une plus grande participation sur la scène politique. Des progrès restent par conséquent à accomplir dans ce domaine pour que la femme sahraouie obtienne une plus grande reconnaissance de ses droits, elle pourrait dès lors faire figure d’exception dans le monde arabe.

Septembre 2008

Notes
L’annexion du territoire en 1975 a contraint une grande partie de la population sahraouie à s’exiler.
À titre d’exemples, nous pouvons citer la Conférence des Nations Unies sur la femme à Copenhague en 1980 ; la Conférence mondiale à Pékin en 1995 ; la Conférence des ONG féminines africaines sur la communication au Kenya en 1996 ; le colloque mondial de la femme et l’édification de la paix en novembre 2000 ; le sommet africain sur la femme à Alger en 2001.
République Arabe Sahraouie Démocratique.
Propos recueillis auprès d‘une jeune femme sahraouie au campement d’Aousserd.
Unité administrative correspondant à une commune.




Isolement d’un prisonnier politique sahraoui dans une cellule individuelle après avoir été torturer à la Carcel negra

13092008

El Aaiun (territoires occupés), 12/09/2008 (SPS) La direction pénitentiaire de la Carcel Negra (prison noire) sous le commandement de tortionnaire Abdalilah Ezanfouri a procédé jeudi à une agression sauvage à l’encontre du prisonnier politique sahraoui, Ahmeidata Ahmed Salem..

Des éléments de l’administration pénitentiaires de la Carcel negra ont attaqué grièvement Ahmed Salem, qui se trouve dans un état de santé critique en raison de l’asthme dont il souffre, avant de le placer dans une cellule isolée de ses compatriotes, ont déploré des sources judiciaires.

Les prisonniers politiques sahraouis dans la même prison ont dénonce cet acte odieux perpétré par la direction de prison à l’encontre de leur compatriote, Ahmeidata Ahmed Salem, a indiqué la même source.

Dans un autre aspect de solidarité et de soutien à la cause du peuple sahraoui des centaines de citoyens sahraouis ont organisé des manifestations pacifiques dans les villes occupées du Sahara occidental , El Aaiun et Smara.

A El Aaiun, les manifestants ont sillonné les avenues menant au quartier légendaire Maatala, scandant des slogans en faveur de la juste lutte du peuple sahraoui pour son indépendance et appelant le Maroc à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers d’opinion sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocains.

A la ville de Smara occupée des dizaines d’enfants et de femmes se sont joints à la manifestation pour réclamer le retrait immédiat de l’occupation marocaine du Sahara Occidental. (SPS)




HUMAN RIGHTS WATCH. Sahara Occidental

3022008

Le Maroc continue de présenter un bilan mitigé en matière de droits humains. Il a opéré de grands progrès dans le traitement des exactions commises par le passé, a accordé un espace considérable à la dissidence et à la contestation publiques et a réduit les inégalités entre hommes et femmes dans le code de la famille. Mais les autorités, aidées par des tribunaux complaisants, continuent de faire usage d’une législation répressive pour punir les opposants pacifiques, en particulier ceux qui violent les tabous interdisant de critiquer le roi ou la monarchie, de remettre en question la « marocanité » du Sahara occidental ou de « porter atteinte » à l’islam. La police continue de faire un usage excessif de la force pour disperser les manifestations, surtout dans les zones reculées.
Les contrôles sont particulièrement stricts dans la région contestée du Sahara occidental, foyer de tensions que le Maroc administre comme s’il faisait partie de son territoire national. Un mouvement indépendantiste connu sous le nom de Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro) conteste la souveraineté marocaine et réclame un référendum dans lequel le peuple sahraoui s’exprimerait sur son avenir politique. Le Front Polisario a rejeté une proposition marocaine présentée en avril 2007 et prévoyant une autonomie accrue pour la région, principalement parce que ladite proposition ne mentionne nulle part un référendum dans le cadre duquel l’indépendance serait une option.
Les observateurs internationaux ont déclaré que les élections législatives multipartites organisées au Maroc en septembre 2007 s’étaient généralement déroulées sans irrégularités mais beaucoup ont attribué le taux d’abstention de 63 pour cent au sentiment dominant que le parlement exerce peu de pouvoir par rapport au roi et à la branche exécutive.
(La suite du Rapport sur le Site Officiel de H.R.W ici)




Répression d’un sit-in à El-Ayoune et interdiction de Mme. DJIMI de participer à la plateforme de Frontline

11112007

Les forces répressives marocaines ont violement réprimé, aujourd’hui, vendredi 9 novembre 2007, un sit-in organisé par les citoyens sahraouis, au quartier Linaache, vers 13 GMT. Les agents de police ont envahis et saccagé plusieurs maisons, dont la maison de la famille AMIDANE et celle d’AHL KOUIRINA. Plusieurs arrestations ont également été enregistrées ainsi que plusieurs blessés. Mme Aghlana BRAHAH, Mme Fatma AMIDANE et ses deux filles (Mallak et Meima) ont été conduites vers le commissariat de police avec un autre groupe d’enfant et de femme.

Et dans le contexte de la répression marocaine contre les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits humains, Mme Elghalia DJIMI a été interdite, aujourd’hui 9 novembre 2007, de quitter le Sahara Occidental en lui refusant son congé. Mme DJIMI était invité à participer à la quatrième plateforme de Dublin pour les défenseurs des droits de l’homme, organisé par l’association Irlandaise pour la protection des défenseurs des droits de l’homme « Frontline » entre le 22 et 24 novembre. Le directeur provincial de l’agriculture à El-Ayoune avait aussi refusé à Mme DJIMI son congé et l’autorisation de quitter le territoire le 15 novembre 2007. L’interdiction de Mme DJIMI s’inscrit dans le contexte d’intimidations et de restrictions que l’Etat marocain impose aux membres de l’ASVDH. Nous rappelons à cet égard que trois des membres de l’ASVDH sont actuellement en prison (Mr. Brahim SABBAR, Mr. Ahmed SBAI et Mr ; Mohamed TAHLIL) alors que Mr. Sadik BOULLAHI vient d’être condamné à six mois de prison ferme et 5000 dhs d’amende pour constitution d’une association non autorisée. Nous rappelons aussi que les autorités marocaines refusent toujours de reconnaître cette association.
El-Ayoune – Sahara Occidental, vendredi 9 novembre 2007
Posted by asvdh




Au moins neuf personnes blessées dans des affrontements à la ville de Smara occupée

25092007

Smara (territoires occupés), 25/09/2007 (SPS) Au moins neuf citoyens sahraouis majoritairement des femmes ont été blessés au cours d’un sit-in organisé dans le quartier populaire (Essoukna), par les citoyens de la ville de Smara occupée, réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, a indiqué une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora. 

Les services de renseignements marocains ont intervenu brutalement, causant plusieurs cas de blessés dans les rangs des manifestants, qui appelant pacifiquement au retrait immédiat de l’occupation marocaine du Sahara Occidental. 

Selon un premier bilan, les citoyens : Soukeina Laajeil, Mariem Bahaha, Tfarah Lemsaoui, Sayhouta Bah (5ans), Zoueina Bah, Meyen Ali Brahim et Al Izza ont été grièvement blessés, alors que Mme Zoura et sa fille Bouchra Laajeil ont été transportées en coma vers l’hôpital d’El Aaiun, a précisé la même source.  

Les services de renseignements marocains ont également procédé au saccage des domiciles des citoyens sahraouis et ont détruits les biens de ses locataires, a ajouté la même source.  

Les forces de répression marocaine ont procédé au verrouillage des rues menant au quartier (Essoukna), qui se trouve toujours sous un état de siège, en vue d’empêcher d’éventuelles manifestations en faveur de l’indépendance du Sahara Occidental, selon la même source. (SPS) 

 

Au moins neuf personnes blessées dans des affrontements à la ville de Smara occupée dans Sàhara 

 dans Sàhara 




Le Sahara Occidental et l’art africain à l’honneur à la « Fête de l’Humanité »

16092007

Paris, 16/09/2007 (SPS) La question du Sahara Occidental occupé et l’art contemporain africain sont à l’honneur cette année à la traditionnelle « Fête de l’Humanité », organisée par le journal français L’Humanité, a rapporté l’Agence de presse algérienne, APS. 

La situation au Sahara Occidental fera, samedi en début de soirée, l’objet d’un débat particulier avec l’apport de plusieurs associations, dont les Amis de la RASD (AA-RASD), le Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental (CORELSO), et celle des Familles des Prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA). 

L’Association d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFSPA), dont le dernier numéro de sa revue +Aujourd’hui l’Afrique+ porte le titre « En Afrique et en France, nouer des résistances au grand retour du colonial », participera aussi au débat. 

« Sahara Occidental : Situation dans les territoires occupés par le Maroc, droits de l’Homme, Autodétermination » est le thème de ce débat auquel participeront aussi des juristes et des défenseurs des droits humains français et sahraouis, dont l’avocate France Weyl, qui a assisté à de nombreux procès politiques de militants sahraouis dans les territoires occupés.              

Sur le plan africain, les oeuvres de vingt-trois artistes rendent compte de la grande diversité de l’art contemporain africain. Le directeur de l’Humanité, Patrick le Hyaric, a souligné que cette exposition spécial Afrique « pense et aide à penser autrement » de manière à « sortir d’une vision paternaliste imposée de l’extérieur. »  

Autour de l’exposition, les commentaires convergent sur le fait qu’elle permet « la découverte d’une réalité de la création africaine aujourd’hui, en rupture avec les clichés simplificateurs et, au fond, néocolonialistes ». 

« La méconnaissance en Occident et en France de l’art africain actuel est patente et peu de galeries s’y intéressent », relèvent-ils, notant que « l’art africain exprime souvent avec force les réalités du continent ». 

Les organisateurs de l’exposition exhortent les « artistes, hommes et femmes d’Afrique et du monde, à être à leurs « plumes, pinceaux tambours et balafons parce que créer rime plus que jamais avec résister et exister ».  

La « Fête de L’Humanité », qui se poursuivra jusqu’à dimanche à la Courneuve, en région parisienne, est selon les commentateurs politiques « l’occasion pour la gauche française divisée de se retrouver après la défaite de la dernière présidentielle ». (SPS) 




Répression, arrestations et violation et spoliation des maisons à El-Ayoune

28052007

Répression, arrestations et violation et spoliation des maisons à El-Ayoune

05/27/2007  

El-ayoune – Sahara Occidental

Dimanche 27 mai 2007

 

elayoune

Les forces répressives marocaines, ont procédé, avant-hier, vendredi 25 mai 2007 à 13 :30 GMT, à une intervention violente et sauvage, à l’encontre des citoyens sahraouis qui se manifestaient, au quartier Inaach, pour réclamer le respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Cette intervention musclée et sauvage a résulté en :

Arrestation :

Convocation par la police judicaire :

Violation et spoliation des maisons de :

 

Les citoyens sahraouis qui ont été arrêté ont été libérés après des heures de détention et ont été soumis au tabassage et au mauvais traitement.







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