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Témoignage de l’étudiante sahraouie, Sultana KHAYA Sidi Brahim

14052007

05/14/2007  

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Témoignage de l’étudiante sahraouie, Sultana KHAYA Sidi Brahim 

 

Nous avons organisé un sit-in de solidarité avec les étudiants sahraouis à l’Université IBNO ZOHR d’Agadir, qui été victimes d’attaques sauvages. Ensuite nous avons organisé une marche de la faculté des Droits, en passant par la faculté des Lettres pour arriver à la cité universitaire de l’Université Alqady Ayad de Marrakech. C’est à alors que nous avons été surpris par l’intervention sauvage de tous les corps sécuritaires marocains, secrets et officiels. J’ai été la première des victimes parce que j’ai été ciblée directement. Les agents des forces sauvages avaient fait un cercle autour de moi et se sont mis à me tabasser avec leurs matraques et leurs pieds suite à quoi mon œil a éclaté. Et quand je leur ai dit que mon œil avait été touché, ils se sont mis à me frapper sur mon œil exprès. Après un moment, ces forces ont apporté également Soumaya ABDEDAYEM, Elkouria AMIDANE et Abdelfatah ELYADASSYA. En effet nous a avons été asphyxié par les bombes lacrymogènes, l’eau chaude et une autre matière que je connais pas. Said ELOUAABANE a été également blessé, et quand j’ai essayé de lui enlever sa veste qui se déchirait, j’ai eu des blessures qui ressemblent aux brûlures à cause du produit chimique qui était sur la veste. Nous avons été tabassé et frappé à coups de pieds. Ils nous ont gardé à la cité universitaire sous tabassage continu, pendant plus de 40 minutes, jusqu’à ce que nous somme devenus juste des cadavres. En suite ils nous ont pris dans une ambulance et nous ont menotté les mains. Pire encore, nous avons été tabassé aussi dans cette ambulance. Bien sur ce tabassage était accompagné d’insultes racistes. L’équipe de l’ambulance s’est jointe, aussi, à nos tortionnaires en les encourageant à nous tabasser en disant : « tuez ces Polisario). Certains nous prenaient de nos cheveux et cognent nos têtes contre l’ambulance.

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Ils nous ont conduit vers l’hôpital IBNO TOUFAIL. Malgré que mon œil ait éclaté, ils n’ont fait que me mettre un pansement. Je crois que c’était un infirmier qui m’avait mis le pansement sans dire un mot. Ils nous ont conduit, ensuite, vers le centre de police qui se trouve à Jamaâ Elafna. Quand nous étions à l’hôpital et sur la route vers ce centre de police, nous étions giflés et frappés à coups de pieds sans cesse. Quand nous sommes rentrés dans ce centre, ils ont commencé à prendre les informations relatives à notre identité. Quelques agents de police qui se trouvaient debout près de nous, insultaient les sahraouis, le Polisario et ses dirigeants, surtout son président. Ils nous ont dit : « écoutez la vraie histoire du Sahara. Le Maroc entré dans le Sahara par pitié pour ce peuple sale et arriéré ». Deux heures plus tard, ils ont ammené 25 étudiantes de la cité universitaire et les ont obligé de s’asseoir en face de nous. Ils ont aussi ammené 12 étudiants sahraouis. Nous étions tous dans un état lamentable et tous couvert de sang. Ils ont aussi obligé les 25 étudiantes à rire et à applaudir comme tentative de nous torturer psychologiquement. Entre 23 :30 et minuit, j’ai vomi du sang. C’est pourquoi j’ai été conduite vers l’hôpital Elmamounia, dans une ambulance. Le médecin qui m’a vu leur a dit que mon œil a éclaté et qu’ils devaient m’emmener à l’hôpital Alantaki et c’est ce qui a été fait. Et durant le trajet, j’ai encore été victime de tabassage et coups de pieds. A l’hôpital Alantaki, l’infirmier m’a dit qu’ils partis et qu’ils ne reviendrons plus et que je suis sous responsabilité de l’hôpital. Ils m’ont mis dans une chambre avec des femmes sans m’apporter aucun soin. 20 minutes après, une équipe de policier est arrivée et m’ont évacué de la salle en me tirant par mes cheveux devant les femmes. A la porte de la chambre j’ai commencé à vomir du sang une autre fois de plus. L’un d’entre eux m’a donné un coup de pied et m’ont conduit dans une autre chambre où se trouvait une femme seule. Après deux ou trois heures, une autre équipe de policier de 8 personnes, en civil, est venue pour me demander de signer des documents. Je leur ai répondu que je n’arrivais pas à contrôler mes mains ainsi que toutes les parties de mon corps. L’un d’eux a pris ma main et a commencé à me faire écrire et signer des documents que je ne suis pas arrivée à connaître le contenu parce que mon œil a éclaté et l’autre a été touché et s’est gonflé. Ils m’ont fait signé des documents pendant presque une heure et bien sur ils ont aussi mis mes empreintes. Après ils sont partis et ont laissé deux gardiens avec moi. L’un d’eux s’est endormis sur le lit qui est près de moi et l’autre s’est assis sur une chaise près de mon lit.

Au matin, j’ai demandé à une fille, qui rendait visite sa mère, d’appelé ma famille. Je lui ai écris le numéro de téléphone sur sa main. Mais quand elle est sortie, les gardiens l’ont poursuivi et l’ont menacé. La fille est revenue en pleurant pour dire au revoir à sa mère. Et quand je lui ai demandé de l’aider à aller aux toilettes, elle ne s’est même pas tournée vers moi. Après, ils m’ont mis dans une chambre toute seule et je leur ai demandé à maintes fois d’appeler ma famille. Vers 11 heures du matin, une infirmière est venue me demandé d’acheté le file chirurgical parce que je devait être opérée à l’œil. Je lui ai répondu que tout ce que j’avais comme argent avait été confisqué par la police et que je devais trouver une solution pour appeler ma famille ou l’un de mes amis. A ce moment, un agent de police en civil est venu me demandé le numéro que je voulais appeler. C’est à ce moment là que j’ai appelé une de mes camarades qui est venue avec un grand nombre de camarades parmi eux un de mes proches qui a accepté que je soit opéré.

Mon œil a éclaté et mon nez a été cassé et les photos sont sans commentaire.

Sultana KHAYA, hôpital Alantaki, Marrakech – Maroc.




ASVDH: Communiqué

12052007

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Suite aux événements sanglants, qui se sont produits récemment à l’université d’IBNO ZOHR d’Agadir, et qui ont eu comme conséquence des dizaines de blessés dans une situation très inquiétante et l’arrestation de cinq étudiants sahraouis, après une attaque de quelques étudiants marocains chauvins et racistes contre des étudiants sahraouis, des démonstrations de protestation et de solidarité, avec les victimes de cette brutale attaque, ont eu lieu dans d’autres universités marocaines et dans les villes du Sahara occidental. Les forces marocaines de sécurité ont opprimé ces protestations en employant la violence excessive ce qui a résulté en des blessés dans une situation très critique. L’étudiant sahraouie, Mlle. Sultana KHAYA, souffre actuellement d’une inaptitude permanente, puisqu’elle a perdu un œil, et d’une fracture au niveau de son nez. Les forces marocaines de sécurité avaient également réprimé les protestations des familles des étudiants, organisés devant
la Wilaya d’EL-Ayoune, ayant pour résultat des degrés variables de blessures entre femmes. Le nombre d’arrestations à l’université Alqadi Ayad, à Marrakech, a atteint plus de seize détenus, alors que le nombre des blessés environ seize cas, comprenant des cas sérieusement préoccupants. La situation des étudiants sahraouis, dans les universités marocaines, est préoccupante, embarrassante et risque de se dégrader dangereusement, ce qui exige l’intervention pressante pour:

1. Arrêter les attaques racistes contre des étudiants sahraouis

2. Mettre fin aux arrestations et les poursuites et les violations des maisons par les forces marocaines de sécurité

3. la libération des étudiants détenus

4. Poursuite des responsables de sécurité pour utilisation de la violence excessive contre les étudiants sahraouis.

Dans ce contexte, l’ASVDH déclare :

1- sa condamnation des attaques raciste et les campagnes répressives, qui ont atteint les étudiants sahraouis à l’université d’IBNO ZOHR à Agadir et les attaques répressives suivantes et l’utilisation excessive de la violence contre les étudiants sahraouis dans toutes les universités marocaines, en particulier l’université Alqadi Ayad, Marrakech, et l’université Mohamed V dans Rabat

2- sa solidarité absolue avec les victimes de ces attaques et leurs familles et avec les étudiants arrêtés et réclame leur libération immédiate

3 – Qu’elle prend l’état marocain pour responsable de ce que les étudiants sahraouis endurent dans les universités marocaines

4 – Qu’il en appelle les organismes internationaux des droits de l’homme et tout ceux intéressés par les droits de l’homme à travailler et agir afin de mettre un terme à de tels attaques et protéger les citoyens sahraouis.

 

Bureau exécutif

Le Président : Mr. Brahim DAHANE




Jugement des détenus politiques sahraouis, en appel et autre information

11052007

El-Ayoune – Sahara Occidental

Mercredi 09 mai 2007

 

Cinq détenus politiques sahraouis, en prison civile d’Inezgane, sud du Maroc, comparaîtront, le 14 mai 2007, devant la cour d’appel d’Agadir. Les cinq détenus politiques sahraouis avaient été condamnés par la cour de première instance de la même ville à des peines allant d’un an à quatre ans.

Il s’agit de :

Mr. Mohamed TAMEK, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné 4 ans par la cour de première instance d’Agadir

Mr. Brahim KAJOUT, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné 3 ans par la cour de première instance d’Agadir

Mr. Driss MANSOURI, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inzegane, condamné à 3 ans par la cour de première instance d’Agadir

Mr. Bachir NAJIAA, arrêté le 15 avril à Assa, détenu à Inezgane, condamné 4 ans par la cour de première instance d’Agadir

Mr. Lakhlifi RGUIBI, arrêté le 6.02.06 à Goulimine, détenu à Inzegane, condamné 1 an par la cour de première instance d’Agadir. Il a été libéré après avoir purgé sa peine. 

En outre, les détenus politiques sahraouis, à la prison noire d’El-Ayoune, Mr. Cheikh BENALLA, Mr. Ghali ZOUGHAM, Omar BELYAZID, Mr. Abdessalam DAIDA, Mr. Mohamed Salem BAHAHA et Mr. Mouloud Elhajaj, comparaîtront, également, devant le tribunal de deuxième instance à El-Ayoune, en appel, le 15 mai 2007. Nous rappelons que ces six détenus avaient été condamnés en première instance à trois ans de prison.

Par ailleurs, cinq étudiants sahraouis à l’université IBNO ZOHR, d’Agadir, sud du Maroc, Mr. Ahmed CHEINE, Mr. Mahmoud ELFILALI, Mr. Mohamed CHOUEIAAR, Mr. Lahoucine LEMGHEIFAR et Mr. Abazid KADAL, avaient été arrêtés et incarcéré à la prison civile d’Inezgane, ont comparu devant le juge d’instruction, aujourd’hui, mercredi 09 mai 2007. L’arrestation de ces étudiants sahraouis est survenue suite à des attaques sanglants qu’ont subit les étudiants sahraouis à l’enceinte de l’université d’Agadir, à l’enceinte de la cité universitaire et aussi dans les quartiers proches de cette université. Les étudiants sahraouis qui menaient une grève à la faculté des sciences pour réclamer leurs droits avaient été attaqués, lundi 07 mai 2007, par des groupes d’étudiants extrémistes et racistes membres de l’MCA (Mouvement Culturel Amazigh). Ces affrontements ont fait plus de 57 arrestations et plus de 19 cas grièvement blessés. Tous les étudiants arrêtés ont été libérés ultérieurement sauf ces cinq. Les familles de ces étudiants ont organisé, aujourd’hui, un sit-in devant
la Wilaya d’El-Ayoune, pour soutenir leurs enfants, mais les autorités marocaines ont fait usage de force excessive pour les disperser ce qui a résulté en grand un nombre de femmes grièvement blessées.




manifestation pacifique des femmes sahraouies et ..

27042007

Image de prévisualisation YouTube

 
Il traite ainsi la policier marocaine aux femmes saharauis qui se montrent pacifiquement pour demander l’indépendance du Sahara Occidental




La femme saharaoui

27042007

Photo by Michele Curel]

La femme saharaoui dans Sàhara 1d0c




Plusieurs personnalités exigent du gouvernement espagnol la défense de la légalité internationale

22042007

Madrid, 22/04/2007 (SPS) Plusieurs personnalités qui ont pris part samedi à Madrid à la manifestation d’appui au droit du peuple sahraoui à « l’autodétermination et l’indépendance », à laquelle ont assisté des milliers de citoyens espagnols, ont exigé du gouvernement socialiste en Espagne de « réviser » sa position sur le conflit du Sahara Occidental et de défendre la légalité internationale.

Le coordinateur général de Izquierada unida (Gauche unie, l’un des 3 principaux partis politiques en Espagne), Gaspar Llamazares, a déclaré à la presse que le Gouvernement espagnol, « qui a changé de camp, à travers son appui au (plan d’autonomie) marocain, doit rectifier sa position et revenir à la position traditionnelle d’appui au référendum ».

« Nous pensons que le Gouvernement est dans l’erreur. Il doit défendre le droit international et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et non pas défendre une position marocaine qui viole ce droit. L’autonomie est irrecevable. La seule solution (au conflit) est l’autodétermination », a affirmé M. Llamazares.

L’eurodéputé, Willy Meyer, a dénoncé, pour sa part, « l’attitude de défi du royaume du Maroc au droit international, à la communauté internationale et à l’Union européenne (UE) qui, a-t-il déploré, n’a pas émis un signal clair pour amener le Maroc à mettre un terme à cette attitude de défi ». I

l a qualifié d’ »immoral » l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE, qui inclut les eaux sahraouies. « Le droit international est très clair à ce sujet. Le Maroc n’exerce aucune souveraineté sur ces eaux. Seul le peuple sahraoui a le droit de disposer des ressources naturelles du Sahara Occidental », a-t-il rappelé.

« L’UE a le devoir de veiller à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Le « plan d’autonomie » est un leurre », a ajouté le député du Parlement européen. Pour le délégué du Front Polisario en Espagne, Brahim Ghali, la « responsabilité de l’Espagne est totale ».

« L’Espagne est responsable des souffrances du peuple sahraoui, en conséquence des accords tripartites de Madrid (de 1975). Cette responsabilité demeurera tant que le peuple sahraoui n’aura pas choisi son avenir dans le cadre d’un référendum d’autodétermination organisé par les Nations Unies, transparent, démocratique et libre », a-t-il souligné.

Le président de la Ligue espagnole de défense des droits de l’homme, Francisco José Alonso Rodriguez, a affirmé que le référendum d’autodétermination est « impératif ». « On ne peut, en aucun cas, légitimer une invasion militaire. Les autorités marocaines doivent en être conscientes », a-t-il déclaré.

Le président de la Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara), José Taboada, a, de son côté, appelé le gouvernement espagnol à « s’engager clairement et activement en faveur de la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination » et à « dénoncer » les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

« Le gouvernement doit adopter une position plus cohérente avec le sentiment général de citoyens espagnols », a-t-il observé.

Le secrétaire chargé des relations avec les organisations sociales et les ONG au Parti socialiste, Pedro Zerolo, a précisé, quant a lui, que le sens de sa participation à la manifestation est de manifester sa « solidarité » avec le peuple sahraoui, indiquant qu’il transmettra à la direction de son parti les revendications exprimées lors de la manifestation.

« L’immense majorité des hommes et des femmes qui militent au Parti socialiste ont toujours été du côté du peuple sahraoui frère et nous croyons qu’on ne peut pas violer le droit inaliénable de tout peuple à se prononcer sur son avenir », a-t-il affirmé. (SPS)




La répression du peuple sahraoui et ses droits économiques en débat au Parlement européen

20042007

Bruxelles, 19/04/2007 (SPS) Le Parlement européen a organisé mardi un débat sur les atteintes aux droit de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés et la souveraineté du peuple sahraoui sur les richesses de son territoire. 

Devant une nombreuse assistance composée d’eurodéputés, de juristes, de représentants d’associations européennes de soutien au peuple sahraoui et journalistes engagés, le séminaire établi, par des témoignages, la répression qui s’est abattue sur les militants sahraouis, notamment les jeunes, et l’illégalité de l’exploitation des richesses halieutiques sahraouies par l’UE. 

Le professeur de droit international Jaume Saura-Estapa de l’Université de Barcelone a développé, à cette occasion, un argumentaire juridique sur l’exploitation des ressources naturelles au Sahara Occidental qui relève de la souveraineté du peuple sahraoui. 

En effet, selon la doctrine de l’ONU, en l’absence d’un accord avec les représentants du peuple sahraoui, le Front Polisario, et compte tenu de l’absence de retombées positives pour le peuple sahraoui, l’exploitation des richesses naturelles (halieutiques et du sous-sol) par le Maroc ou d’autres parties étrangères, sont « illégales », ont affirmé plusieurs intervenants. 

Certes depuis 1995, l’ONU reconnaît que les investissements étrangers dans un territoire non autonome, comme c’est le cas du Sahara Occidental, peuvent être positifs. Mais elle pose la condition de requérir au préalable l’accord du représentant du peuple non autonome, faute de quoi, ils seraient frappés d’illégalité. 

L’accord de pêche UE-Maroc est, à cet égard, « illégal » car, en raison des grandes ambiguïtés qui le caractérise, il ne prémunit pas les eaux territoriales sahraouies de l’exploitation, et ne répond pas aux exigences du droit international, à savoir qu’il ne répond pas au « désir » des représentants du peuple sahraoui et ne sert pas ses intérêts, soulignent-ils. 

De nombreux témoignages, notamment ceux de la présidente sahraouie de l’association des disparus, Mme. Elghalia Djimi, les journalistes marocain, Ali L’mrabet et suédois, Lars Bjork, ont fait état de la situation des droits de l’Homme au Maroc et dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine. 

La militante sahraouie a notamment décrit la répression qui frappe les militants indépendantistes, notamment les jeunes et les femmes, les disparitions forcées et mis en garde contre les « dérapages » si la situation perdure. (SPS) 




Les Sahraouis à Assa se solidarisent avec les mères des 15 disparus sahraouis

18042007

Assa, 16/04/2007 (SPS)

Les citoyens sahraouis à la localité d’Assa ont exprimé leur solidarité avec les mères des 15 disparus sahraouis en sit-in à El Aaiun, appelant à « faire toute la lumière sur le sort de ces disparus » et la libération « immédiate » des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

Les citoyens sahraouis dans cette localité située au sud du Maroc, ont également dénoncé l’agression « sauvage » perpétrée jeudi soir par les forces coloniales marocaine à El Aaiun occupée contre les mères des 15 disparus sahraouis, alors qu’elles s’étaient organisées en sit-in trois jours auparavant, pour exiger la vérité sur le sort de leurs fils, a précisé un communiqué de ces citoyens, rendu public lundi, dont une copie est parvenue à SPS.

Ils ont en outre réaffirmé « leur attachement au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance », rejetant de façon « catégorique » la proposition marocaine d’autonomie au Sahara Occidental. Les citoyens sahraouis à Assa ont enfin appelé la communauté internationale à intervenir en toute « urgence », afin de protéger les civils sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara Occidental de la répression marocaine.

D’autre part, une femme sahraouie, Oum Loukhout Mohamed El Abd a été arrêtée et torturée « sauvagement » par les forces d’occupation marocaines à El Aaiun, pour avoir participé à un accueil des familles en provenance des camps de réfugiés, dans le cadre du programme d’échange de visites entre les familles sahraouies supervisé par le HCR.

Un autre citoyen sahraoui, Sidi Mohamed Alouatt, son domicile situé dans l’avenue légendaire Hay Maatalla, demeure assiégé par les forces de répression, lui reprochant d’avoir exprimer sa solidarité avec les mères des 15 disparus sahraouis en sit-in à El Aaiun. (SPS)




Mohamed Abdelaziz: « toute solution qui ne respecte pas notre droit à l’autodétermination est irrecevable »

1042007

Chahid El Hafed, 01/04/2007, (SPS) Le Président de la République a souligné, dans un discours lors d’un déjeuner qu’il a offert samedi à la présidence à l’occasion de la fête religieuse de Iid El Maoulid à une centaine de personnalités sahraouis, notables, membres de la direction politique, du Gouvernement et du Parlement en plus de cadres nationaux, que le peuple sahraoui est plus que jamais déterminé a rejeté « toute solution qui ne respecte pas notre droit à l’autodétermination et à l’indépendance ».

« Toute solution qui ne respecte pas notre droit à l’autodétermination et à l’indépendance, est irrecevable », a-t-il souligné, indiquant que les manœuvres dilatoires marocaines ne mèneront qu’à la détérioration de la stabilité et la sécurité de la région.

Le Chef de l’Etat, qui a abordé dans son discours un nombre de sujet « sources de préoccupation légitime de tous les Sahraouis », a souligné que la direction politique sahraouie « a clairement informé les Nations Unies, les Etats membres du Conseil de Sécurité et plusieurs autres Gouvernement du refus catégorique du peuple sahraoui de toute solution qui ne respecte pas la légalité internationale, le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance ».

« Nous avons indiqué au Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ke-moon, lors de notre récente visite à New York, que l’erreur très grave qui a été commise en 1975 quand l’Espagne et le Maroc ont avorté les efforts des Nations Unies dans la décolonisation du Sahara Occidental, ne doit pas être reprise 30 ans après. Les tentatives marocaines d’imposer le fait colonial à travers le soi-disant plan d’autonomie, en plus d’être unilatéral, inacceptable et illégal, ne peut que plonger la région dans une nouvelle période d’instabilité, de guerre et de souffrances » aux peuples sahraoui et marocain, a encore ajouté le Président de la République.

M. Abdelaziz a tenu, en outre, a souligné, que « l’Etat sahraoui est une réalité incontournable, et irréversible. Nous voulons que tous le monde sache que c’est là le choix de tous les Sahraouis, des enfants des écoles dans les territoires occupés jusqu’aux combattants sahraouis dans les régions militaires, tous sont unanimes autours de la République, du drapeaux sahraoui et autours de leur représentant unique et légitime, le Front Polisario, et tous sont déterminés à défendre leurs droits à la liberté et à l’indépendance par tous les moyens légitimes en leurs possession, sans restriction ».

A cet égard, le Chef de l’Etat a tenu a adressé un « hommage fervent aux résistants sahraouis, femmes, enfants et militants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, au sud du Maroc et même dans les villes marocaines et au diaspora, qui ont donné une preuve tangible au Gouvernement marocain qu’il est impossible de faire plier la volonté d’un peuple uni, déterminé et qui de surcroît défend pacifiquement et par des moyens civilisés ses droits légitimes à la dignité, à la liberté et à l’indépendance ».

Dans un autre sujet, M. Abdelaziz a informé l’audience très attentive que le Gouvernement sahraoui fait face ces dernières années à des pressions accrus de la part de quelques organisations humanitaires internationales, « qui croient qu’ils peuvent faire plier le peuple sahraoui ou l’obliger à faire des concessions politiques ».

Pour ces organisations, M. Abdelaziz a déclaré, que « le peuple sahraoui ne cédera jamais se droits légitimes », et ne se laissera jamais humilié à cause de ses besoins alimentaires, soulignant que « la dignité de notre peuple est avant tout, et pour elle le peuple sahraoui est près à tous les sacrifices ».

Il a d’autre part hautement apprécié le soutien algérien, qui « s’est intensifié justement dans un moment de grand besoin, et qui a été total et clair dans tous les domaines, en faveur des droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance ».

Le Chef de l’Etat a, d’autre part, critiqué la position de la France, « qui fait fi de la légalité internationale et fournit un soutien inconditionnel à l’aventure coloniale marocaine au Sahara Occidental », regrettant par la même la position du Gouvernement socialiste espagnole de plus en plus hostile aux droits légitimes du peuple sahraoui. (SPS)

060/090/000 011980 MAR 07 SPS




Tiris, el desert dels deserts / le désert des déserts

19012007

Tiris

Caminant per Tiris, el cor del Sàhara Occidental. La terra de les planes místiques on les caravanes dels nòmades sahrauís s’orientaven per les grans muntanyes negres que s’aixequen de cop, davant dels viatgers, del que els sahrauís anomenen com el desert dels deserts

Tiris, terra de viatgers, però també de poetes, Tiris el cor de la terra dels homes i les dones lliures

En marchant par Tiris, le coeur du Sahara Occidental. La terre des plaines mistiques oú les caravanes des nomades saharauis étaient orientées par les grandes montagnes noires qui sont levées de coup, devant les vóyageurs, de ce de que les saharauis apellent comme le désert des déserts.

Tiris, terre de voyageurs, mais aussi de poétes, Tiris le coeur de la terre des hommes et les femmes libres







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