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Belkhadem compare la colonisation de l’Algérie à l’occupation du Sahara Occidental

28122008

Chahid El Hafed, 21/12/2008 (SPS) Le Ministre algérien d’Etat et secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem a comparé l’autodétermination des Algériens en vertu du référendum du 3 juillet 1962, à la revendication de l’autodétermination soulevée par les Sahraouis, mettant « l’occupation Française de l’Algérie et l’occupation du Sahara Occidentale par le Maroc sur le même pied d’égalité ».

M. Belkhadem a dans une déclaration publié par le quotidien algérien indépendant, El Khabar, dans son édition de dimanche, a précisé que « le soutien de l’Algérie à la cause du peuple sahraoui ne compromet pas les relations entre Alger et Rabat ».

« Nous étions sortis d’une guerre féroce contre un colonisateur et nous avons convenus avec ce dernier d’organiser un référendum d’autodétermination, pourquoi donc ne pas souhaiter le même sort à un autre peuple », a-t-il déclaré.

M. Belkhadem a déclaré à ce propos : « nous sommes victimes depuis quelques temps, d’une campagne officielle de nos frères au Maroc, auxquels nous dirons que vous êtes nos frères et que nous ne vous souhaitons que du bien et que nous ne souhaitons que la stabilité et la prospérité au Royaume Marocain ». « …Toutefois, nous dirons à nos frères que si l’Algérie soutient la lutte du peuple Sahraoui, guidé par le Front Polisario, elle le fait par fidélité à ses principes ».

Même après une guerre féroce contre l’envahisseur qui a duré 7 années, et après le sacrifice d’un million et demi de martyrs, l’Algérie a lutté et a convenue avec l’occupant Français d’un référendum pour l’autodétermination de l’avenir des algériens. De ce fait, comment elle n’accepterait pas ce sort aux autres pays », a-t-il déclaré. (SPS)




Le Front Polisario réitère sa demande d’inscrire la protection des droits de l’Homme au titre des prérogatives de la MINURSO

1112008

Bir Lehlou, 31/10/2008 (SPS) Le Front Polisario a dénoncé la poursuite des « violations graves des droits de l’Homme » par les autorités marocaines dans plusieurs régions du Sahara Occidental occupé et dans des régions du Maroc où vivent les sahraouis.

Dans une lettre adressée par le secrétaire général du front Polisario, Mohamed Abdelaziz au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, le Front Polisario a réitéré sa demande « d’inscrire la protection des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés au titre des prérogatives de la Minurso » (Mission de l’Onu pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental).

La lettre révèle également les derniers développements des évènements qui ont fait des victimes parmi les citoyens sahraouis dans la ville d’Assa au sud du Maroc depuis lundi matin lorsque des travailleurs et chômeurs sahraouis s’étaient réunis dans un sit-in pacifique au centre-ville pour protester contre le chômage et les conditions de travail.

Les personnes rassemblées « ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre marocaines (…) ce qui a fait plusieurs blessés parmi les manifestants pacifistes alors que d’autres ont été interpellés », précise la même source.

D’autres sahraouis ont organisé près du siège de la commune d’Assa des manifestations pacifiques pour protester contre la répression dont ont fait l’objet les premiers manifestants et appeler à la libération de tous les détenus politiques sahraouis.

Ces manifestations ont également été réprimées par les forces de l’ordre marocaines qui « ont poursuivi les manifestants dans les rues et ruelles usant de moyens répressifs et sauvages et perquisitionné les établissements éducatifs, et les maisons ».

Les forces de l’ordre ont poursuivi, le lendemain, « leur répression et perquisitions des établissements éducatifs » et « dispersé les manifestants par la force en utilisant les bombes lacrymogènes qui ont en blessé plusieurs ».

Après avoir dénoncé « l’attaque sauvage » commise par les forces de l’ordre marocaines contre des civils de la ville d’Assa, le Front Polisario a appelé les Nations Unies à « une intervention immédiate en vue de protéger les citoyens sahraouis et leur garantir leurs droits légitimes en matière de libre expression, de rassemblements et de circulation ».

Il a réitéré son appel pour la libération de tous les détenus politiques sahraouis soulignant la nécessité de faire la lumière sur le sort de 500 disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis et d’appliquer les recommandations issues en 2006 du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme. (SPS)




Appel au Conseil de sécurité de l’ONU à s’opposer aux pratiques coloniales marocaines

31102008

Alger, 29/10/2008 (SPS) Les participants aux travaux de la journée parlementaire sur le thème « droit international, les bases juridiques de l’autodétermination des peuples: cas du Sahara Occidental », ont appelé mardi à Alger le Conseil de sécurité de l’ONU à s’opposer aux pratiques coloniales marocaines.

A la fin des travaux de cette rencontre, les participants ont appelé, dans une déclaration finale, le Conseil de sécurité à « assumer ses responsabilités, à s’opposer aux pratiques coloniales marocaines, à amener le Royaume du Maroc à revenir à la légalité et à appliquer les résolutions onusiennes qui soutiennent la lutte légitime du peuple sahraoui, et de son représentant le Front Polisario, pour recouvrer ses droit nationaux ».

Ils ont, en outre, mis l’accent sur la légitimité des droits des peuples à l’autodétermination, rappelant que « le conflit du Sahara Occidental est pour la communauté internationale une affaire de décolonisation ». Les efforts consentis en vue du règlement de ce conflit visent à « permettre au peuple sahraoui de décider de son destin à travers un référendum libre et transparent », souligne encore le document.

D’autre part, le document a relevé l’importance de cette rencontre entre les parlementaires et les représentants de la société civile qui intervient à la veille de la célébration du 54e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, qui symbolise la lutte de tout un peuple contre le colonialisme, le racisme et le sionisme, et pour la liberté et l’indépendance.

Par ailleurs, les participants n’ont pas manqué l’occasion de saluer « la résistance du peuple sahraoui dans les territoires occupés » tout en mettant en exergue l’action des militants du Front Polisario qui se sont engagés dans les plus rudes circonstances à protéger le droit du peuple sahraoui de décider de son avenir, de jouir de sa souveraineté sur ses territoires et de vivre dans la paix, la dignité et la liberté ».

Cette journée parlementaire a été organisée à l’initiative de la commission des Affaires étrangères, de la coopération et de la communauté de l’Assemblée populaire nationale algérienne (APN) avec la participation de plusieurs juristes, universitaires, élus locaux et représentants de la société civile et des deux chambres du parlement. (SPS)




La Commission onusienne de décolonisation adopte une résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination

24102008

Chahid el Hafed, 22/10/2008 (SPS) La Commission des questions politiques spéciales
et de la décolonisation (4ème Commission) de l’Assemblée générale de l’ONU, a adopté lundi avec consensus une résolution réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, appelant à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.

La résolution appuie le processus de négociations engagé par la résolution 1754 (2007) et réaffirmé dans les résolutions 1783 (2007) et 1813 (2008) du Conseil de sécurité, « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », et loue les efforts déployés à cet égard par le Secrétaire général et son Envoyé personnel.

Elle se félicite de la tenue des 4 rounds de négociations entre le Front Polisario et le Maroc depuis juin 2007 à mars 2008 en présence des pays voisins sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies, ainsi que l’engagement des parties au conflit, à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin « d’entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociations plus intensives ».

La résolution invite les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge et à s’acquitter de leurs obligations au regard du droit international humanitaire.

Elle prie également le Comité spécial chargé d’étudier la situation en ce qui concerne l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de continuer à suivre la situation au Sahara occidental et de lui présenter un rapport sur la question à sa soixante-quatrième session.

La IVème Commission invite le Secrétaire général à lui présenter, à sa soixante-quatrième session, un rapport sur l’application de la présente résolution. (SPS)




La communauté sahraouie en Espagne dénonce la répression marocaine au Sahara occidental

20102008

Chahid El Hafed, 20/10/08 (SPS) La communauté sahraouie en Espagne a dénoncé la répression infligée récemment par les forces de sécurité marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental, a rapporté un communiqué de cette communauté parvenu à SPS.

La communauté sahraouie en Espagne a également condamné les graves violation des droits humains commises par l’Etat marocain dans les territoires occupés du Sahara occidental, notamment contre les défenseurs sahraouis de droits de l’homme, exprimant sa solidarité inconditionnelle avec la lutte du peule sahraoui pour l’autodétermination et à l’indépendance.

Elle a en outre appelé à la libération immédiate et inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines.

Par ailleurs, les prisonniers politiques sahraouis dans la Carcel negra d’El Aaiun ont dénoncé « avec force » les récentes agressions perpétrées par les geôliers de l’administration pénitentiaire de cette prison à l’encontre des prisonniers politiques sahraouis, Bachir Ben Taleb et Chikhi Brahim, saluant la résistance pacifique du peuple sahraouis pour l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, a indiqué notre source.

Pour leur part, les citoyens sahraouis à la ville occupée du Sahara occidental, Boujdour ont rendu public, samedi un communiqué dénonçant l’arrestation des forces militaires marocaines de trois jeunes sahraouis au sud de Dakhla occupée, réitérant leurs attachement constant au seul et légitime représentant du peuple sahraoui le Front Polisario, a ajouté la même source.

Il s’agit de : Abba Ali Elmeki, Ahmed baba Baby et Elmensouri Mohamed Ghali qui tentaient rejoindre la partie libérée du Sahara occidental, selon le communiqué.

Les forces de répression marocaines avaient interdit l’organisation d’un sit-in pacifique des citoyens sahraouis à la ville de Tan-Tan (sud du Maroc) condamnant les lourdes peines d’emprisonnement allant de 4 à 15 ans de prison ferme contre des prisonniers politiques sahraoui par la Cour de première instance à Agadir (Maroc), en raison de leur opinion politique en faveur de l’indépendance du Sahara occidental, a regretté la même source. (SPS)




Le Polisario appelle les députés britanniques à exiger du Maroc le respect de la légalité internationale au Sahara occidental

17102008

London, 14/10/2008 (SPS) Le représentant du Front Polisario auprès du Royaume uni et en Irlande, Lamen Baali a appelé dans une lettre aux députés britanniques représentés au sein du Parlement européen, à « intervenir en urgence en vue d’exercer des pressions sur le Maroc et l’exhorter à respecter la légalité internationale et les droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental ».

« Le moins que le peuple sahraoui puisse attendre des résultats des discutions entre le Maroc et l’Union européenne, c’est que les députés britanniques exercent des pressions sur le Maroc pour qu’il cesse ses pratiques inhumaines contres les Sahraouis dans les territoires sous occupation marocaine », a réaffirmé le diplomate sahraoui.

Il a à cet égard attiré l’attention des parlementaires britanniques sur l’importance du règlement de la question du Sahara occidental, qui, a-t-il dit « constitue l’entrée principale pour la paix et la prospérité dans la région du Maghreb ».

Le diplomate sahraoui a indiqué que la question du Sahara occidental était au centre des débats de la quatrième commission de l’assemblée générale de l’ONU durant les assises de sa 63ème session à new York. (SPS)




Les sahraouis : “L’état de la Mauritanie nous inquiète” / Baba M. Sayed

29092008

Les sahraouis et les répercussions diplomatiques de l’Après-coup d’État

L’après-coup d’État intervenu en Mauritanie, 15 mois après une présidentielle saluée comme un modèle démocratique pour l’Afrique et le monde arabe, interpelle tout le monde, particulièrement les Sahraouis. La situation du voisin inquiète ces derniers.

Pour Baba Sayed, la déstabilisation de ce pays profiterait au “Maroc expansionniste”, qui n’a toujours pas admis l’indépendance de la Mauritanie et qui occupe illégalement le territoire non autonome du Sahara occidental. Le Maroc, suggère le chercheur sahraoui, veut obliger la Mauritanie à se mettre sous son “aile protectrice”, pour prouver aux puissances occidentales que les “beïdanes”, qu’ils soient Mauritaniens ou Sahraouis, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États.

Pour de multiples et nombreuses raisons, qu’il serait fastidieux d’énumérer ou de recenser ici, tout ce qui se passe chez nos frères et voisins mauritaniens ne nous laisse et ne peut nous laisser insensibles ou indifférents. C’est dire que les récents évènements survenus, lors des dernières semaines à Nouakchott, et qui ont abouti au changement de régime, ont constitué au plus haut point pour nous, Sahraouis, de sérieuses et légitimes inquiétudes. Comment peut-il en être autrement alors que nous sommes en permanence exposés, les uns comme les autres, de la part du royaume du Maroc et de bien d’autres puissances d’outre-mer, à de grands et graves défis qui, à défaut de ne pas y prêter toute l’attention requise, peuvent mettre en danger, à chaque instant, jusqu’à nos existences ? Le peuple sahraoui a la plus grande et importante frontière avec la Mauritanie. Au cours des siècles — c’est une donnée qui participe de l’évidence —, il a réussi à tisser avec elle de solides liens d’amitié et de bon voisinage, qui ont été largement facilités, il est vrai, par le fait qu’en plus des multiples liens sociaux et linguistiques de tous les peuples de la région, nous sommes les deux seuls peuples à avoir en partage “la culture beïdane”.

Mais il est tout aussi vrai qu’à côté de ces liens d’amitié et de fraternité indéniables, nous avons à gérer en commun, depuis les trois dernières décennies, une histoire qui n’a pas toujours été sans (petites) histoires. En effet, le peuple sahraoui n’a pas et ne peut pas oublier qu’en 1975, alors qu’il fondait de grands espoirs sur son aide et son assistance, la Mauritanie a trahi sa confiance et lui a tourné le dos. Elle a été partie prenante, avec le Maroc et l’Espagne, des accords tripartites de Madrid, de sinistre mémoire, aux termes desquels les Sahraouis ont été divisés comme un troupeau de moutons, leur territoire dépecé et leurs richesses pillées.

En se faisant la coupable complice de nos pires ennemis, la Mauritanie nous a porté un coup de poignard dans le dos, dont nous ressentons encore profondément la douleur. En décidant d’apporter son concours au Maroc, dans son entreprise de génocide et de conquête militaire de notre pays, la Mauritanie nous a lamentablement déçus. Elle a incontestablement, par son geste inconsidéré, altéré nos rapports et porté un grand préjudice à la solidité et à la qualité de nos relations. Conscientes de la nécessité de ne pas insulter l’avenir et de ne pas rester prisonnières, ad vitam aeternam, de ce lourd passif, les directions des deux pays se sont attelées à la tâche ardue de rétablir la confiance entre les deux peuples. Les dirigeants mauritaniens n’ont ménagé ni leur temps ni leurs forces pour nous aider à oublier les séquelles traumatisantes de ce passé qui, pourquoi ne pas le reconnaître, a de la difficulté à passer. Quelques années après la signature desdits accords tripartites de Madrid, par la Mauritanie, et son entrée officielle en guerre aux côtés du Maroc, contre son voisin et frère sahraoui, des dirigeants mauritaniens, qui ont eu tout le loisir de mesurer la gravité de l’erreur néfaste commise par leur gouvernement, et qui ont pris conscience des graves et lourdes conséquences sur les plans social, politique, militaire, économique et stratégique, qu’une telle erreur a engendrées pour leur propre pays, ont décidé de sauver leur pays d’un désastre annoncé.

Une stabilité au service de la sécurité

En mettant fin au régime coupable, à leurs yeux, d’avoir été à l’origine de la guerre, ils ont tenté courageusement d’y remédier. Après avoir conclu la paix avec le Front Polisario et mis ainsi un terme définitif à une guerre absurde et coûteuse, ils ont décidé peu après de prendre leurs distances avec le régime expansionniste marocain et d’opter pour une politique de neutralité bienveillante dans le conflit qui oppose ce dernier au peuple sahraoui. De cette manière, ces dirigeants mauritaniens ont pu empêcher, à temps, les forces armées marocaines, présentes sur leur territoire et qui constituent une réelle menace pour l’indépendance de la Mauritanie, de s’incruster dans leur pays.

De manière générale, ils ont empêché l’État marocain, qui n’a en fait renoncé à ses visées sur la Mauritanie que du bout des lèvres, de transformer, en dernier lieu, leur pays en protectorat ; un pays contraint de mener, par procuration, une désastreuse guerre qui n’est pas la sienne et qui, pis encore, ne peut qu’hypothéquer dangereusement l’avenir de l’État mauritanien.Les responsables sahraouis, de leur côté, ont tout fait pour montrer au peuple et aux dirigeants mauritaniens que les Sahraouis ne peuvent concevoir leur liberté et leur dignité, encore mois l’indépendance de leur pays, que dans un cadre qui garantisse avant tout à la Mauritanie sa souveraineté et sa prospérité. Les dirigeants sahraouis ont apporté la preuve continue, tangible et concrète à leurs homologues mauritaniens et au peuple mauritanien, que la stabilité de la Mauritanie est indiscutablement une condition sine qua none de notre propre sécurité. Avec les événements survenus au cours des dernières semaines à Nouakchott, et au regard des visées expansionnistes que les dirigeants marocains n’ont cessé de nourrir à l’égard de la République sahraouie démocratique (RASD), mais également à l’encontre de la Mauritanie sœur, il est nécessaire de rappeler ici la nécessité impérieuse pour les dirigeants sahraouis et mauritaniens de maintenir et de renforcer les traditions de concertation et de coopération, afin de barrer la route à ceux qui ont intérêt à semer la zizanie et à susciter la haine entre les deux peuples frères, mauritanien et sahraoui, à ceux qui veulent les pousser à nouveau sur la voie de la mésentente et de la discorde. Nous savons que le Maroc expansionniste ne ménagera aucun effort pour profiter de la situation difficile, que nous espérons passagère, que traverse la Mauritanie sœur, pour opérer un retour en force sur son territoire.

Un retour que nous jugeons, et les Mauritaniens et leurs dirigeants en sont certainement conscients, hautement préjudiciable pour un pays, dont l’unité, la paix et la stabilité sont un sérieux gage d’unité, de paix et de stabilité pour le nôtre. Pour conforter sa position au Sahara occidental, le régime marocain cherchera, par tous les moyens, à se rendre utile et d’offrir ses services à la Mauritanie. Seulement, l’expérience nous a enseigné que l’objectif constant et immuable du régime expansionniste marocain en Mauritanie a été, et ce, depuis que cette dernière a émergé en tant que pays indépendant et souverain, d’essayer par tous les moyens de l’affaiblir et de la déstabiliser. L’objectif, en dernier ressort, est d’obliger la Mauritanie à se mettre “volontairement” sous son “aile protectrice”. En procédant de la sorte et seulement de la sorte, le Maroc pourra semer les germes de la déstabilisation et de la discorde, et apporter ainsi la preuve aux puissances occidentales qui sont prioritairement intéressées par la stabilité de la région, qu’elles considèrent à juste titre comme l’antidote au terrorisme, que les beïdanes, qu’ils soient de la Mauritanie ou du Sahara occidental, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États. Pour notre part, nous considérons la prospérité, la paix et la stabilité de la Mauritanie sœur à la fois comme un précieux atout pour nous et une condition nécessaire et indispensable pour la stabilité de toute la région.

C’est pourquoi nous affirmons que la présence des officiers et des hommes de troupe marocains sur le territoire mauritanien nous inquiète et suscite nos vives et profondes appréhensions. Cette présence est non seulement une intolérable atteinte à la souveraineté et à l’indépendance de la Mauritanie, mais elle constitue également une lourde et grave menace pour la stabilité et la concorde dans la région du Maghreb et bien au-delà. Nous demeurons cependant confiants : face aux graves et lourds dangers qui guettent leur pays, le peuple mauritanien frère et ses forces vives sauront prendre, le moment opportun, les mesures appropriées et adéquates pour préserver l’indépendance et l’unité de leur pays. Avant qu’il ne soit tard, ils sauront empêcher l’État marocain de profiter de la conjoncture difficile qu’il traverse, pour semer les germes d’une déstabilisation, seule condition à même de permettre au Maroc de concrétiser les visées expansionnistes auxquelles il n’a jamais réellement renoncé sur les pays des “beïdanes”.

Baba M. Sayed
Président du centre de Saguiet Al-Hamra et Rio d’Oro pour les études stratégiques et politiques

© Liberté (Algérie) – Septembre 2008




Le Namibie appelle à la décolonisation du Sahara Occidental

28092008

New York, 24/09/2008 (SPS) Le président namibien, Hifikepunye Pohamba, a appelé à la décolonisation de conflit du Sahara Occidental occupée par le Maroc depuis 1975, au cours de son intervention devant la 63ème session de l’Assemblée générale de l’ONU.

M. Pohamba a exprimé « la préoccupation de son pays pour le non règlement de la question du Sahara occidental », afin de permettre au peuple sahraoui de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

« Nous soutenons les négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front du Polisario sous les auspices de nouveau Envoyé personnel du SG de l’ONU au Sahara Occidental », a-t-il ajouté, « appelant à l’application des résolutions pertinentes du conseil de sécurité pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination juste et libre pour ce territoire »

D’autre part, la délégation sahraouie conduite le MAE, Mohamed Salem Ould Salek a eu mercredi des entretiens avec les délégations participantes à la 63ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, notamment le premier ministre de Saint Vincent et Grenadines, le président du Surinam, les mistres des AE d’Espagne, de Cuba, de l’Equateur et du Lusotho. (SPS)




Les prisonniers politiques sahraouis appellent l’ONU à diligenter une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité au Sahara Occidental

25092008

El Aaiun (territoires occupés), 24/09/2008 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis dans la Carcel negra d’El Aaiun ont appelé mardi la communauté internationale à dépêcher une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le Maroc contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Les prisonniers politiques ont dénoncé les violations flagrantes des droits de l’homme, la répression, les arrestations et les déportations forcées perpétrées par les autorités coloniales marocaines à l’encontre des citoyens civils sahraouis qui réclament pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance, a précisé un communiqué parvenu à SPS.

Ils ont également lancé un appel aux organisations internationales de défense des droits humains à envoyer une mission d’enquête sur les crimes contre l’humanité commis par le Maroc contre les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental, les exhortant à exercer des pressions sir le Maroc pour l’amener à respecter les droits humains des Sahraouis dans les territoires occupés, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Les prisonniers politiques sahraouis ont en outre appelé à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les prisons marocaines, exprimant leur soutien et leur solidarité avec les victimes de l’agression sauvage de Smara.

Ils ont enfin réitéré leur attachement au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, estimant que le Front Polisario demeure l’unique représentant légitime du peuple du Sahara occidental. (SPS




Un prisonnier politique sahraoui appelle à l’autodétermination du peuple sahraou

23092008

Marrakech, 22/09/08 (SPS) Le prisonnier politique sahraoui, Khalihenna Aboulhasen, a appelé depuis sa cellule à la prison de Boulemharez, à permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination, conformément à la légalité internationale, annonçant sa décision de mener une grève illimitée de la faim en protestation aux mauvais traitements de la part des autorités pénitentiaires, dans un communiqué dont une copie est parvenu à SPS.

Il a également appelé à être isolé des prisonniers de droits communs en tant que prisonnier d’opinion et à jouir des ses droits légitimes, notamment la visite de ses proches laquelle il demeure privée depuis son arrestation.
.
Khalihenna, a affirmé son attachement constant au droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, ainsi qu’au Front Polisario comme le seul et légitime représentant des Sahraouis, a ajouté la même source.
Il a en outre appelé la communauté internationale à intervenir instamment pour mettre fin aux crimes contre l’humanité que subissent les civils sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara Occidental de la part des forces militaires marocaines.

Enfin il a exprimé sa solidarité inconditionnelle avec les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, appelant à la libération immédiate de ces prisonniers. (SPS)







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