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Le Front Polisario réitère sa demande d’inscrire la protection des droits de l’Homme au titre des prérogatives de la MINURSO

1112008

Bir Lehlou, 31/10/2008 (SPS) Le Front Polisario a dénoncé la poursuite des « violations graves des droits de l’Homme » par les autorités marocaines dans plusieurs régions du Sahara Occidental occupé et dans des régions du Maroc où vivent les sahraouis.

Dans une lettre adressée par le secrétaire général du front Polisario, Mohamed Abdelaziz au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, le Front Polisario a réitéré sa demande « d’inscrire la protection des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés au titre des prérogatives de la Minurso » (Mission de l’Onu pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental).

La lettre révèle également les derniers développements des évènements qui ont fait des victimes parmi les citoyens sahraouis dans la ville d’Assa au sud du Maroc depuis lundi matin lorsque des travailleurs et chômeurs sahraouis s’étaient réunis dans un sit-in pacifique au centre-ville pour protester contre le chômage et les conditions de travail.

Les personnes rassemblées « ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre marocaines (…) ce qui a fait plusieurs blessés parmi les manifestants pacifistes alors que d’autres ont été interpellés », précise la même source.

D’autres sahraouis ont organisé près du siège de la commune d’Assa des manifestations pacifiques pour protester contre la répression dont ont fait l’objet les premiers manifestants et appeler à la libération de tous les détenus politiques sahraouis.

Ces manifestations ont également été réprimées par les forces de l’ordre marocaines qui « ont poursuivi les manifestants dans les rues et ruelles usant de moyens répressifs et sauvages et perquisitionné les établissements éducatifs, et les maisons ».

Les forces de l’ordre ont poursuivi, le lendemain, « leur répression et perquisitions des établissements éducatifs » et « dispersé les manifestants par la force en utilisant les bombes lacrymogènes qui ont en blessé plusieurs ».

Après avoir dénoncé « l’attaque sauvage » commise par les forces de l’ordre marocaines contre des civils de la ville d’Assa, le Front Polisario a appelé les Nations Unies à « une intervention immédiate en vue de protéger les citoyens sahraouis et leur garantir leurs droits légitimes en matière de libre expression, de rassemblements et de circulation ».

Il a réitéré son appel pour la libération de tous les détenus politiques sahraouis soulignant la nécessité de faire la lumière sur le sort de 500 disparus et 151 prisonniers de guerre sahraouis et d’appliquer les recommandations issues en 2006 du Haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme. (SPS)




Violents affrontements à Assa entre les forces de répression marocaines et des manifestants sahraouis

31102008

Assa (sud du Maroc), 27/10/2008 (SPS) Des affrontements ont eu lieu, lundi, à Assa (au sud du Maroc) entre les forces de répression marocaines et des jeunes sahraouis qui protestaient contre l’indifférence des autorités marocaines face à leurs revendications légitimes et l’amélioration de leur condition de vie, a rapporté une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Des lycéens et une grande partie de la population sahraouie résidante à Assa ont rejoint, l’évènement et ont brandi les drapeau de la RASD et scandé des slogans réclamant le retrait immédiat de l’occupant marocain du Sahara occidental et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines.

Des forces sécuritaires marocaines munies des moyens de répression ont été violemment intervenues pour disperser les manifestants, transformant les grandes avenues de la ville à un théâtre d’affrontements entre ces mêmes forces et les jeunes sahraouis qui réclamaient pacifiquement le droit de leur peuple à l’autodétermination.

Ces forces ont été soutenues par d’autres forces des villes avoisinantes et ont procédé brutalement à disperser les manifestants causant selon un premier bilan des blessés, arrêtés et des domiciles saccagés.

Il s’agit de ; Khouah Lhayba, Mustapha Charkaoui, Lghali Chayn, Lmjakri Chrayaf, Lkntawya Banga, Souakh Brahim grièvement blessés, alors que : Abdaim Lmkhtar, Mohamed Lhchaychi, Jilali, Baldi Mohamed ont été arrêtés par les forces de répression marocaines.

Des domiciles ont été saccagés et leurs biens ont été détruits ou volés, selon les locataires, cités par la même source. (SPS)




ASVDH: [Communiqué] 26 OCTOBRE 2008 | DÉCLARATION

28102008

Dans le cadre de la politique d’oppression exercée par l’État marocain contre les défenseurs des droits humains pour les empêcher de dénoncer les graves violations commises sur le territoire du Sahara occidental, ces organes et divers corps tentent de créer un climat de peur par les menaces, les raids sur des maisons et des restrictions sur les la liberté de la mobilité, de voyages ainsi que sur la liberté d’opinion et d’expression, d’association, de réunion et de manifestation pacifique et les procès inéquitables …
Depuis les deux premières semaines de ce moi, les services de sécurité à El-Ayoune ont lancé une vaste campagne de répression y compris le siège sur le quartier où vit la Vice Présidente de l’ASVDH, Mme Elghalia Djimi, et aussi où le président du Comité de Défense de l’autodétermination, Mr. Sidi Mohamed Dadach vit. Ainsi, de nombreux membres du Bureau exécutif de l’ASVDH ont été empêchés de se rendre dans ce quartier, y compris Brahim Sabbar le 16/10/2008, Daha Rahmouni, Mohamed Fadel Elhairach et Brahim Dahane le 19/10/2008, qui ont été victimes de harcèlement et menaces ….
Ces corps et services ont également encerclé le domicile des mères des quinze disparus sahraouis et les ont empêché d’organiser un sit-in le 21/10/2008 qui a coïncidé avec la visite du ministre marocain de la Justice à El-Ayoune. Ces mères ont également été interdit de rencontrer le ministre et d’assister à la conférence qu’il a présidé au siège de son parti, et ils ont été menacés et soumis à des humiliations et de mauvais traitements … Dans le même contexte, de nombreux citoyens ont été enlevés, torturés et jetés à l’extérieur de la ville, comme ce fut le cas des prisonniers politiques récemment libérés: Dah Hassan et Mohamed Bachiri …
Dans la ville de Smara, un grand nombre de violations et attaques contre les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits de l’homme ont été enregistrés. Ainsi plusieurs blessés entre femmes et enfants, ont été enregistrés, en raison des violentes interventions pour disperser les manifestants. Le membre du Comité pour la défense des droits de l’homme à Smara, Mme Ngueia Boukhars a été battu de coups et son salaire a été gelé, et aussi la maison du secrétaire général du même comité et membre du Conseil de coordination de l’ASVDH, Mr. Hammadi Naciri, a été attaqué, et il a été suspendu dans son travail et son salaire gelé sans aucune justification. Mr. Naciri a été convoqué par l’administration, pour laquelle il travaille, pour la reprise du travail, mais quand il est s’est présenté à l’administration ont lui a rendu la décision de sa suspension le 13 Octobre 2008. Aussi le jeune sahraoui, Mr. Abba Ali Ahmim a été arrêté et incarcéré dans la prison noire d’El-Ayoune en attente de jugement sur la base de ces manifestations.
A Boujdour et sit-in pacifique, organisé par des sahraouis diplômés chômeurs, a été violemment dispersée par les forces marocaines d’intervention rapide résultant en des blessures graves et l’arrestation du jeune sahraoui, Mr. Mohamed Ghali Mansouri qui a été incarcéré dans la prison noire d’El-Ayoune sur les redevances d’incitation et d’attaque sur un homme de sécurité, après avoir été soumis à la torture. Il a été condamné à six mois de prison ferme ….
Les villes sahraouies vivent sous une forte présence de la police, l’armée, la gendarmerie et les forces auxiliaires dans les rues et les ruelles des villes et à l’intérieur et autour des établissements d’enseignement, les cafés Internet et les quartiers qui ont vu d’énormes manifestations …..
Les détenus politiques sahraouis dans la prison noire et les prisons marocaines souffrent de la politique de restriction exercée par l’administration pénitentiaire. Ces prisonniers de conscience sont humiliés et soumis à des mauvais traitements, à l’inspection et confiscation des biens et mise au cachot (isolement) et sont aussi soumis à la pression quand ils exercent leur droit à la grève de la faim …
Ainsi, l’Association sahraouie de graves violations des droits humains commises par l’État marocain, tout en rappelant certains des cas mentionnés ci-dessus, à titre d’exemples:
- Dénonce avec force ces violations flagrantes des droits de l’homme, allant à l’encontre de l’engagement de l’État marocain à l’ONU.
- Condamne le harcèlement contre les membres de son Bureau exécutif comme le siège de leur maison, leur arrestation dans la rues sans base juridique et les soumettant à des actes de harcèlement et de menaces de torture comme a été le cas de Mr. Hammadi Naicir, membre du Conseil de coordination et membre du le Comité pour la défense des droits de l’homme à Smara, qui a fait l’objet d’harcèlement, de suspension du travail, gel de son salaire sans aucun respect pour les procédures légales établie.
- Déclare sa forte solidarité avec tous les prisonniers politiques sahraouis et demande leur libération sans conditions, parmi eux son membre et président de la section de Boujdour, Mr. Mohamed Tahlil, et aussi son autre membre, Mr. Ahmed Mahmoud Haddi Elkainan
- Demande à l’ONU de protéger les citoyens sahraouis et les défenseurs des droits humains et les anciens prisonniers politiques, et de faire pression sur l’État marocain pour respecter les droits de l’homme conformément à ses obligations internationales et à étendre les pouvoirs de la MINURSO pour y inclure l’observation des droits de l’homme au Sahara occidental et la protection de la liberté d’expression et de mouvement et le droit de réunion et d’organisation …
- Demande à toutes les organisations locales et internationales de défense des droits humains de travailler pour exposer ces graves violations, surtout que l’État marocain cherche par tous les moyens à mystifier les infractions et les violations qui se passent vraiment dans le but de tromper l’opinion publique locale et internationale.

Le Bureau exécutif.




Les ONG espagnoles en force pour soutenir la cause sahraouie devant la 4ème Commission de décolonisation

8102008

New York, 07/10/2008 (SPS) Une forte délégation espagnole, composée d’une dizaine de représentants de diverses institutions et ONG, se trouve actuellement à New York pour témoigner et soutenir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui devant la 4ème Commission de décolonisation de l’Assemblée générale des Nations unies, a-t-on appris mardi auprès de plusieurs de ces organisations.

« L’objectif de la participation espagnole est de défendre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et dénoncer par la même la paralysie du Plan de paix, comme conséquence de l’obstruction permanente du Maroc », a-t-on précisé de même source.

La délégation espagnole saisira encore une fois cette occasion pour « condamner et dénoncer » le Maroc pour sa « brutale répression contre la population sahraouie au Sahara occidental, qu’il occupe illégalement, et pour le traitement infligé aux prisonniers politiques et activistes sahraouis soumis à toutes sortes de vexations, mauvais traitements et torture ».

En agissant ainsi, le Maroc « continue de violer toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme, dont il est pourtant signataire, comme l’ont dénoncé les plus prestigieuses organisations de défenses de ces droits ».

La délégation espagnole a annoncé, par ailleurs, qu’elle mettra à profit sa présence à New York pour rencontrer plusieurs ambassadeurs accrédités auprès des Nations unies, notamment l’ambassadeur d’Espagne.

La 4ème Commission de l’Assemblée générale des Nations unies a entamé lundi à New York son examen annuel de la situation des seize territoires non-autonomes, dont le Sahara occidental, qui occupe habituellement la plus grande partie de ses travaux. (SPS)

020/090/70




Les sahraouis : “L’état de la Mauritanie nous inquiète” / Baba M. Sayed

29092008

Les sahraouis et les répercussions diplomatiques de l’Après-coup d’État

L’après-coup d’État intervenu en Mauritanie, 15 mois après une présidentielle saluée comme un modèle démocratique pour l’Afrique et le monde arabe, interpelle tout le monde, particulièrement les Sahraouis. La situation du voisin inquiète ces derniers.

Pour Baba Sayed, la déstabilisation de ce pays profiterait au “Maroc expansionniste”, qui n’a toujours pas admis l’indépendance de la Mauritanie et qui occupe illégalement le territoire non autonome du Sahara occidental. Le Maroc, suggère le chercheur sahraoui, veut obliger la Mauritanie à se mettre sous son “aile protectrice”, pour prouver aux puissances occidentales que les “beïdanes”, qu’ils soient Mauritaniens ou Sahraouis, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États.

Pour de multiples et nombreuses raisons, qu’il serait fastidieux d’énumérer ou de recenser ici, tout ce qui se passe chez nos frères et voisins mauritaniens ne nous laisse et ne peut nous laisser insensibles ou indifférents. C’est dire que les récents évènements survenus, lors des dernières semaines à Nouakchott, et qui ont abouti au changement de régime, ont constitué au plus haut point pour nous, Sahraouis, de sérieuses et légitimes inquiétudes. Comment peut-il en être autrement alors que nous sommes en permanence exposés, les uns comme les autres, de la part du royaume du Maroc et de bien d’autres puissances d’outre-mer, à de grands et graves défis qui, à défaut de ne pas y prêter toute l’attention requise, peuvent mettre en danger, à chaque instant, jusqu’à nos existences ? Le peuple sahraoui a la plus grande et importante frontière avec la Mauritanie. Au cours des siècles — c’est une donnée qui participe de l’évidence —, il a réussi à tisser avec elle de solides liens d’amitié et de bon voisinage, qui ont été largement facilités, il est vrai, par le fait qu’en plus des multiples liens sociaux et linguistiques de tous les peuples de la région, nous sommes les deux seuls peuples à avoir en partage “la culture beïdane”.

Mais il est tout aussi vrai qu’à côté de ces liens d’amitié et de fraternité indéniables, nous avons à gérer en commun, depuis les trois dernières décennies, une histoire qui n’a pas toujours été sans (petites) histoires. En effet, le peuple sahraoui n’a pas et ne peut pas oublier qu’en 1975, alors qu’il fondait de grands espoirs sur son aide et son assistance, la Mauritanie a trahi sa confiance et lui a tourné le dos. Elle a été partie prenante, avec le Maroc et l’Espagne, des accords tripartites de Madrid, de sinistre mémoire, aux termes desquels les Sahraouis ont été divisés comme un troupeau de moutons, leur territoire dépecé et leurs richesses pillées.

En se faisant la coupable complice de nos pires ennemis, la Mauritanie nous a porté un coup de poignard dans le dos, dont nous ressentons encore profondément la douleur. En décidant d’apporter son concours au Maroc, dans son entreprise de génocide et de conquête militaire de notre pays, la Mauritanie nous a lamentablement déçus. Elle a incontestablement, par son geste inconsidéré, altéré nos rapports et porté un grand préjudice à la solidité et à la qualité de nos relations. Conscientes de la nécessité de ne pas insulter l’avenir et de ne pas rester prisonnières, ad vitam aeternam, de ce lourd passif, les directions des deux pays se sont attelées à la tâche ardue de rétablir la confiance entre les deux peuples. Les dirigeants mauritaniens n’ont ménagé ni leur temps ni leurs forces pour nous aider à oublier les séquelles traumatisantes de ce passé qui, pourquoi ne pas le reconnaître, a de la difficulté à passer. Quelques années après la signature desdits accords tripartites de Madrid, par la Mauritanie, et son entrée officielle en guerre aux côtés du Maroc, contre son voisin et frère sahraoui, des dirigeants mauritaniens, qui ont eu tout le loisir de mesurer la gravité de l’erreur néfaste commise par leur gouvernement, et qui ont pris conscience des graves et lourdes conséquences sur les plans social, politique, militaire, économique et stratégique, qu’une telle erreur a engendrées pour leur propre pays, ont décidé de sauver leur pays d’un désastre annoncé.

Une stabilité au service de la sécurité

En mettant fin au régime coupable, à leurs yeux, d’avoir été à l’origine de la guerre, ils ont tenté courageusement d’y remédier. Après avoir conclu la paix avec le Front Polisario et mis ainsi un terme définitif à une guerre absurde et coûteuse, ils ont décidé peu après de prendre leurs distances avec le régime expansionniste marocain et d’opter pour une politique de neutralité bienveillante dans le conflit qui oppose ce dernier au peuple sahraoui. De cette manière, ces dirigeants mauritaniens ont pu empêcher, à temps, les forces armées marocaines, présentes sur leur territoire et qui constituent une réelle menace pour l’indépendance de la Mauritanie, de s’incruster dans leur pays.

De manière générale, ils ont empêché l’État marocain, qui n’a en fait renoncé à ses visées sur la Mauritanie que du bout des lèvres, de transformer, en dernier lieu, leur pays en protectorat ; un pays contraint de mener, par procuration, une désastreuse guerre qui n’est pas la sienne et qui, pis encore, ne peut qu’hypothéquer dangereusement l’avenir de l’État mauritanien.Les responsables sahraouis, de leur côté, ont tout fait pour montrer au peuple et aux dirigeants mauritaniens que les Sahraouis ne peuvent concevoir leur liberté et leur dignité, encore mois l’indépendance de leur pays, que dans un cadre qui garantisse avant tout à la Mauritanie sa souveraineté et sa prospérité. Les dirigeants sahraouis ont apporté la preuve continue, tangible et concrète à leurs homologues mauritaniens et au peuple mauritanien, que la stabilité de la Mauritanie est indiscutablement une condition sine qua none de notre propre sécurité. Avec les événements survenus au cours des dernières semaines à Nouakchott, et au regard des visées expansionnistes que les dirigeants marocains n’ont cessé de nourrir à l’égard de la République sahraouie démocratique (RASD), mais également à l’encontre de la Mauritanie sœur, il est nécessaire de rappeler ici la nécessité impérieuse pour les dirigeants sahraouis et mauritaniens de maintenir et de renforcer les traditions de concertation et de coopération, afin de barrer la route à ceux qui ont intérêt à semer la zizanie et à susciter la haine entre les deux peuples frères, mauritanien et sahraoui, à ceux qui veulent les pousser à nouveau sur la voie de la mésentente et de la discorde. Nous savons que le Maroc expansionniste ne ménagera aucun effort pour profiter de la situation difficile, que nous espérons passagère, que traverse la Mauritanie sœur, pour opérer un retour en force sur son territoire.

Un retour que nous jugeons, et les Mauritaniens et leurs dirigeants en sont certainement conscients, hautement préjudiciable pour un pays, dont l’unité, la paix et la stabilité sont un sérieux gage d’unité, de paix et de stabilité pour le nôtre. Pour conforter sa position au Sahara occidental, le régime marocain cherchera, par tous les moyens, à se rendre utile et d’offrir ses services à la Mauritanie. Seulement, l’expérience nous a enseigné que l’objectif constant et immuable du régime expansionniste marocain en Mauritanie a été, et ce, depuis que cette dernière a émergé en tant que pays indépendant et souverain, d’essayer par tous les moyens de l’affaiblir et de la déstabiliser. L’objectif, en dernier ressort, est d’obliger la Mauritanie à se mettre “volontairement” sous son “aile protectrice”. En procédant de la sorte et seulement de la sorte, le Maroc pourra semer les germes de la déstabilisation et de la discorde, et apporter ainsi la preuve aux puissances occidentales qui sont prioritairement intéressées par la stabilité de la région, qu’elles considèrent à juste titre comme l’antidote au terrorisme, que les beïdanes, qu’ils soient de la Mauritanie ou du Sahara occidental, ne sont pas faits pour bâtir ou pour diriger des États. Pour notre part, nous considérons la prospérité, la paix et la stabilité de la Mauritanie sœur à la fois comme un précieux atout pour nous et une condition nécessaire et indispensable pour la stabilité de toute la région.

C’est pourquoi nous affirmons que la présence des officiers et des hommes de troupe marocains sur le territoire mauritanien nous inquiète et suscite nos vives et profondes appréhensions. Cette présence est non seulement une intolérable atteinte à la souveraineté et à l’indépendance de la Mauritanie, mais elle constitue également une lourde et grave menace pour la stabilité et la concorde dans la région du Maghreb et bien au-delà. Nous demeurons cependant confiants : face aux graves et lourds dangers qui guettent leur pays, le peuple mauritanien frère et ses forces vives sauront prendre, le moment opportun, les mesures appropriées et adéquates pour préserver l’indépendance et l’unité de leur pays. Avant qu’il ne soit tard, ils sauront empêcher l’État marocain de profiter de la conjoncture difficile qu’il traverse, pour semer les germes d’une déstabilisation, seule condition à même de permettre au Maroc de concrétiser les visées expansionnistes auxquelles il n’a jamais réellement renoncé sur les pays des “beïdanes”.

Baba M. Sayed
Président du centre de Saguiet Al-Hamra et Rio d’Oro pour les études stratégiques et politiques

© Liberté (Algérie) – Septembre 2008




La lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme est une défenseur Ouest-saharienne de droits de l’homme: Aminatou Haidar

19092008

Aminatou Haidar et Sultana Khaya.
18 SEPTEMBRE 2008 | LETTRE D’INFORMATION

Robert F. Kennedy
Pour plus d’informations, contactez:
Marselha Gonçalves Margerin
(202) 463-7575, poste : 224
gmargerin@rfkmemorial.org

Aminatou Haidar recevra le prix RFK pour la défense des droits de l’homme pour le soutien qu’elle a apporté au mouvement pour l’autodétermination du Sahara occidental, ainsi que pour sa condamnation des disparitions forcées ou involontaires et des abus des droits de l’homme que subissent les prisonniers de conscience. La cérémonie aura lieu à Washington DC, le 13 Novembre, Salle Caucus du Russell Senate Building.

Washington DC —Aminatou Haidar sera la lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme. Ce prix lui est accordé en reconnaissance de son courage extrême dans le mouvement pour l’autodétermination du Sahara occidental, actuellement sous occupation marocaine, de sa condamnation d’abus des droits de l’homme et de disparitions forcées de prisonniers de conscience. Souvent surnommée « la Gandhi sahraouie », Aminatou Haidar est l’une des principales activistes de défense des droits de l’homme du Sahara occidental.

Aminatou HAIDAR
« Pour moi », dit Aminatou Haidar, « en tant qu’individu, le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme est un grand honneur. En tant qu’activiste sahraouie, je considère ce prix comme la reconnaissance de la cause du peuple sahraoui, de sa raison d’être et de la légitimité de sa lutte contre l’injustice. Recevoir ce prix prouve que notre résistance non-violente est noble et se bat pour une juste cause, et ce, malgré les risques encourus et les intimidations du gouvernement marocain ». Le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme va fournir un soutien précieux à la lutte du peuple sahraoui, à leur défense de la liberté et de la dignité humaine.
Le Sénateur Edward Kennedy s’est exprimé sur le sujet: « Je félicite Aminatou Haidar pour avoir reçu ce prix d’honneur. Pour tous ceux qui veulent l’établissement de la démocratie, la protection des droits de l’homme et l’état de droit dans le Sahara Occidental, son remarquable courage, sa détermination et ses efforts sont une inspiration ».

Mme. Robert F. Kennedy reconnaîtra officiellement Aminatou Haidar en tant que lauréate du prix Robert F. Kennedy 2008 des droits de l’homme durant la cérémonie organisée par le Sénateur Edward Kennedy le 13 novembre au matin, Salle Caucus du Russell State Building. Pour plus d’informations, visitez le www.rfkmemorial.org.

John Shattuck, ancien Secrétaire adjoint d’état pour la démocratie, les droits de l’homme et le travail, actuel Pdt. de la John F. Kennedy Library Foundation ainsi que juge ayant participé à la nomination d’Aminatou Haidar, a célébré « son courage extraordinaire et son leadership héroïque en matière de défense des droits de l’homme dans le Sahara occidental », dernière colonie d’Afrique bien trop souvent oubliée d’après lui. « Son combat pacifiste pour la dignité humaine et la liberté représente exactement ce que Robert Kennedy admirait, et ce que son frère, Ted Kennedy, défend depuis bien longtemps».

Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est sous occupation militaire marocaine depuis 1975. Le conflit concerne principalement les forces militaires marocaines et le groupe indépendantiste sahraoui le Front Polisario. En 1976, face au refus de la Cour internationale de justice de reconnaître la souveraineté marocaine dans la région, le Front Polisario déclara la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), représentante légitime en exil du gouvernement du Sahara occidental.

En 1988, le Royaume du Maroc et le Front Polisario ont accepté de résoudre le problème à travers un référendum organisé par les Nations Unies, où le peuple sahraoui choisirait entre un Sahara occidental indépendant ou rattaché au Royaume du Maroc. Le vote n’a encore pas eu lieu. Depuis 1991, un cessez-le-feu a été mis en place par les Nations Unies. En 2007, un processus de paix a été entamé par l’ONU, mais les deux parties n’ont toujours pas réussi à trouver de compromis pour certains détails du référendum.

Aminatou Haidar appartient à une génération de jeunes leaders sahraouis agissant indépendamment du Front Polisario et de manière pacifiste. Elle a organisé des manifestations non-violentes en soutien d’un référendum et dénonçe les violations des droits de l’homme commises par les deux camps. Sa non-violence fait face à une force de police de plus en plus agressive et brutale. En 1987, à l’âge de 21 ans, Aminatou était parmi les 700 manifestants arrêtés pour avoir participé à une marche soutenant le référendum. Peu après, elle « disparût » sans procès, et fût secrètement détenue et torturée avec 17 autres femmes sahraouies. En 2005, elle fût de nouveau détenue et battue par le gouvernement marocain suite à une manifestation pacifique. Elle fût libérée 7 mois après, sous la pression de groupes internationaux tels qu’Amnesty International et le Parlement Européen.

Depuis, Aminatou Haidar voyage afin de pouvoir révéler les tactiques militaires violentes du gouvernement marocain au reste du monde et de défendre le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même. Ses efforts ont permis de réduire la violence cotée marocain face aux manifestations pro-indépendance. Malheureusement, la torture et le harcèlement des défenseurs des droits du peuple sahraoui continu à huis clos.

« Le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme est non seulement la reconnaissance d’une activiste, mais est également le début d’une longue collaboration et la preuve de la détermination du Centre RFK des droits d’homme à défendre l’autodétermination du peuple sahraoui. », a dit Monika Kalra Varma, Directrice du Robert F. Kennedy Center for Human Rights.

Depuis plus de 40 ans, le Robert F. Kennedy Memorial se bat, en l’honneur de RFK, pour un monde plus juste et pacifique. Le prix RFK des droits de l’homme a été créé en 1984 en l’honneur du courage des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde. Le prix comprend une somme de $30,000 ainsi qu’une assistance juridique et technique offerte par le RFK Center for Human Rights. Une sélection se fait par un jury indépendant, composé d’experts en matière des droits de l’homme. Cet année, le jury était composé de John Shattuck, Gay McDougall, l’expert indépendant des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités, l’Ambassadeur Bill vanden Heuvel, membre du conseil d’administration du RFK Memorial, Makau Mutua, directeur de la faculté de droit de Buffalo à l’université d’état de New York et Sushma Raman, présidente des Southern California Grantmakers.

Pour plus d’information, cliquez ici : http://www.rfkmemorial.org/legacyinaction/2008_factsheet

Source: Robert F. Kennedy Memorial (http://www.rfkmemorial.org)




Aminetou Haidar décernée du prix Robert Kennedy pour les droits de l’Homme 2008

16092008

El Aaiun (territoires occupés) 15/09/2008 (SPS) La militante sahraouie des droits humains et ex prisonnière, Aminetou Haidar a été honorée par le prix américain « Robert Kennedy » pour les droits de l’Homme pour l’année 2008, a rapporté le Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains (CODESA), dans un communiqué parvenu à SPS.

Le CODESA a estimé que le couronnement de Mme haidar par ce prix « est une reconnaissance à ses activités pour la publication et la dénonciation des violations flagrantes des droits de l’homme perpétrées par les autorités marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense et notamment les activistes dans les territoires occupés du Sahara Occidental ».

« C’est également une estimation pour son courage et ses positions en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui et le respect des droits humains au Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines », a ajouté le texte.

Le prix « Robert Kennedy », l’un des plus important prix des droits de l’homme a été dédié depuis sa création en 1984 à plus de 36 défenseurs des droits humains à travers le monde. « Il est consacré à honorer les défenseurs de la légalité sociale dans le monde ».

L’activiste sahraouie et membre du CODESA, Aminetou Haidar, avait obtenu plusieurs prix internationaux, en reconnaissance à ses activités dans la défense des droits humains aux côtés des autres activistes sahraouis des droits humains dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine.

En 2005 elle a été désignée par le Parlement européen candidate au prix « Sajarov », quelques jours après son arrestation à la ville d’El Aaiun occupée, où elle a purgé une peine de 7 mois de prison ferme, en raison de ses opinions en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui.

Mme Haidar avait été honorée en mai 2006 à Madrid, où elle avait reçu le 5ème Prix Juan Maria Bandres pour la défense du droit d’asile et la solidarité avec les réfugiés, qui lui a été décerné par la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR). Elle avait été également faite en octobre dernier citoyenne d’honneur de la ville de Naples (Italie) en hommage à son combat inlassable pour le respect des droits de l’homme dans les territoires du Sahara Occidental sous domination marocaine, rappelle-t-on

En 2007 elle a été honorée par le prix « Silver Rose Award » 2007, consacré annuellement par l’organisation autrichienne, Solidar, aux défenseurs des droits humains à travers le monde, rappelle-t-on. (SPS)




Report des procés des prisonniers politiques sahrauis à Agadir el Marrakech el libration de trois deténus á El Aaiun

18082008

La cour d’appel d’Agadir (Maroc) a décidé, le mardi 12 août 2008, de reporter le procès de huit prisonniers politiques sahraouis jusqu’au 4 Septembre 2008. Ces huit détenus politiques sont les suivants:

Mr. Mohamed Yahya Ezzat
Mr. Mohamed Salmi
Mr. Elmojahi Mayara
Mr. Mahmoud Elberkawi
Mr. Lehsen Lefkir
Mr. Najem Bouba
Mr. Salama Charafi
Mr. Omar Lefkir
Ces huit prisonniers politiques ont été arrêtés sur la base des manifestations qui ont eu lieu à Tan-Tan (sud du Maroc). Le procès a été caractérisé par la présence de cinq observateurs internationaux et des représentants d’associations et de comités du Sahara occidental, parmi lesquels: Ines Miranda et Dolores Trabez de Canarias et Jose Manuel, Jemina Arbiz de Badjos, et Sidi Mohamed Dadach, président de CODAPSO, Brahim Sabbar, Secrétaire général de l’ASVDH et Ahmed Sbai membre du CSPPSPM. Ce procès a eu lieu sans la présence des accusés et des témoins.

Et avec la présence d’observateurs internationaux et des activistes sahraouis, le procès du prisonnier politique et l’étudiant sahraoui à l’Université Alqady Ayyad à Marrakech, Mr. Abulhasan Khellihenna, qui était censé avoir lieu le mercredi 13 août 2008, a été reporté au 11 septembre 11 2008 par la cour de premier degré de Marrakech. Le procès a été suivi par cinq observateurs espagnols en plus de Mr. Brahim Sabbar, Sidi Mohamed Dadach et Ahmed Sbai.

Les autorités marocaines ont remis en liberté le 10 août 2008, trois prisonniers politiques sahraouis, de la prison noire d’El-Ayoune après avoir purgé leur peine (10 mois de prison). Ces trois sont: Mr. Abdessalam Loumadi et Mr. Mohamed Bachiri et Mr. Hassan Dah. Ces trois personnes avaient été arrêtées le 10 Octobre 2007 et ont été condamnés par la cour de première instance et la cour d’appel à 10 mois de prison.

L’Association sahraouie des victimes des Violations Graves des droits de l’homme (ASVDH) exprime ses félicitations aux prisonniers politiques libérés et à tous les membres de leurs familles, et renouvelle sa demande à la libération immédiate de tous les détenus politiques sahraouis dans les prisons marocaines, parmi eux le membre de l’ASVDH et le Président de la section locale de Boujdour, Mr. Mohamed Tahlil







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